Sécheresse : « Il faut

en tirer les leçons et s’adapter pour l’avenir »

AGGLO ALBERTVILLE

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Une tendance sèche

depuis le début de l’année

« Depuis le mois de janvier, on a eu plusieurs mois beaucoup trop secs ce qui a entraîné un déficit d’enneigement et de précipitations de l’ordre de 40 %, introduit le météorologue local Thomas Blanchard. Les fortes chaleurs sont arrivées plus tôt dès le mois de mai ainsi qu’une canicule précoce en juin. Le réchauffement climatique n’est pas le premier responsable de cette situation mais il participe à l’accentuation de ce phénomène et le rendra plus fréquent. On se retrouve dans une situation annoncée par les climatologues il y a 20 ans. C’est une suite logique même si cela reste inquiétant ».

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Ville/montagne : ce phénomène va durer

jusqu’en septembre

Que ce soit en ville ou à la montagne, « le constat météo est le même, poursuit le météorologue. La tendance pour le reste de l’été, c’est la poursuite d’un temps chaud et sec jusqu’en septembre même si on peut avoir des épisodes orageux. Si l’on compare avec le mois de juillet 2021, on était dans les normes en termes de températures avec un petit excédent de précipitations. ».

D’une commune à l’autre, la sécheresse peut toutefois être variable et s’expliquer par la localisation des orages depuis le début de l’année.

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Des épisodes de

sécheresse plus

fréquents à l’avenir

Il serait illusoire de penser qu’une fois cet épisode de sécheresse passée, le prochain ne se manifestera que de dix ou quinze ans : « Ce qui est exceptionnel aujourd’hui a des chances de se reproduire même si on peut aussi avoir des étés plus tempérés. Il ne faut pas se dire que l’on est tranquille mais que cette sécheresse serve de leçons pour adopter les bons comportements. Dans les régions méditerranéennes, cela fait des années que les gens se sont adaptées à ce climat qui remonte maintenant vers le nord. Ils ont même évolué sur leurs modes de culture par exemple ».

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Pas encore d’impact

sur le secteur touristique

Malgré tout, Thomas Blanchard tient à relativiser : « Pour l’instant, on s’en sort pas mal. Contrairement aux Alpes du Sud, on n’a pas encore d’impacts négatifs sur le tourisme. Au lac de Serre-Ponçon, par exemple, on interdit déjà la baignade et les pratiques sportives en rivière pour préserver les niveaux d’eau ».