Michel Cartier-Moulin, une vie au service de la forêt

Albertville

Enfant de la plaine de Conflans, c’est à l’école de garçons de Conflans qu’il a essuyé ses premiers bancs scolaires. Juste a-t-il effectué sa dernière année de cours moyen à la nouvelle école de la Plaine avant de rejoindre le collège puis le lycée Jean Moulin. « Au collège j’étais dans les premiers de la classe, mais c’était grâce à l’écrit, à l’oral j’étais mal ! », de quoi étonner ceux qui le connaissent aujourd’hui, souvent à l’affût d’un bon mot ! Le baccalauréat se passait en 2 vraies parties, « J’ai eu la première partie de bac, mais pour la deuxième, la philo n’était pas mon fort, je suis un philosophe de terrain ! ». En effet, depuis sa jeunesse Michel aime par-dessus tout les randonnées en montagne, cueillir les champignons, pêcher à la ligne « En 1964 j’ai pêché quelques centaines de truites, je pêchais au fromage, formant de petites boules en forme d’œufs de poisson, les truites adoraient ça ! ».« Je faisais aussi du sport, du vélo au VCA, mais par crainte de me voir améliorer artificiellement mes performances, comme la plupart de ceux qui continuaient, mon père m’a interdit de faire de la compétition, je me suis alors investi dans le cyclotourisme, avec de beaux parcours à travers la France avec quelques copains. Nous avions même créé le VCPC, le Vélo Club de la Plaine de Conflans… à l’origine des cyclos albertvillois ! »

L’appel de la forêt

Pendant son service militaire en Allemagne, en Forêt Noire, Michel passe et réussit le concours forestier, à son retour, le 1er mars 1968, il est embauché à Peisey-Nancroix, cofondateur, au passage, du foyer de ski de fond. Cinq ans plus tard, il se rapproche d’Albertville, nommé à Tours-en-Savoie, garde forestier en surveillance d’un « triage » de plus de 700 ha de forêts sur les communes de Tours, Albertville et Venthon : « On ne faisait que marcher ! Maintenant ils ne marchent plus, ils ont des drones ! Et d’ailleurs le métier a changé, il y a beaucoup moins de surveillance ». Pendant toutes ces années en contact avec la nature, Michel participa à la création du foyer intercommunal du Mirantin, une école de ski qui compta jusqu’à 44 licenciés, s’entraînant sur des pistes damées qui partaient de Queige, sur les hauteurs de Molliesoulaz « Nous avions des compétitions entre foyers, en 1981, 82 et 83 nous avons été le 1er foyer de Savoie ! ». La commune d’Albertville a refusé de participer au damage, ça a sonné la fin de l’activité sur le domaine skiable albertvillois. Michel a continué et continue à s’investir dans le milieu associatif dont l’association «Partageons la Forêt Albertvilloise» où, au cours des balades, il gratifie de temps à autre ses amis de la lecture d’un de ses poèmes dont il a le secret « Ce sont plutôt des pamphlets », ajoute-t-il avec une certaine malice… une malice unanimement appréciée, quoique… !

A. M.