Le jouet que tous les enfants s’arracheront à Noël est conçu à Annecy-le-Vieux

Isabelle Excoffier, ici à droite, est directrice commerciale d’Inventhys, la société qui fabrique en partie Winky (au centre).
Isabelle Excoffier, ici à droite, est directrice commerciale d’Inventhys, la société qui fabrique en partie Winky (au centre).

À un peu plus de deux mois de Noël, tous les enfants commencent à regarder avec appétit les catalogues de jouets. Et parmi les objets qui risquent de trouver grâce à leurs yeux figure (ou va figurer car il n’est pas encore en vente), Winky : un petit robot qui apprend le code et la programmation informatique.

Ce dernier était présenté en avant-première au salon Progiciels d’Annecy-le-Vieux jeudi 10 octobre et nous avons eu la chance de le tester.

Un petit chat dodu

D’apparence joviale – il ressemble à un petit chat dodu –, Winky est un robot dont les yeux, la tête, le corps et la bouche s’animent et interagissent avec l’humain.

Rien de bien surprenant jusque-là. Sauf que, pour qu’il bouge, il faut au préalable créer des lignes de codes simplifiées dans une application pour tablette. Et ensuite envoyer la commande à Winky via le Bluetooth.

« On peut le rendre triste, joyeux, parler avec lui et même jouer à 1,2,3 soleil », assure Charlène Rojon, qui a travaillé sur le produit. « L’idée générale, c’est d’initier les 6-12 ans aux bases du code et de la programmatique de façon ludique », complète sa collègue Isabelle Excoffier, directrice commerciale d’Inventhys, entreprise ancilevienne qui concourt à fabriquer Winky.

« On est meilleur ensemble »

«Concourt« car Inventhys, société spécialisée dans les systèmes connectés, a travaillé main dans la main avec Main Bot, la start-up parisienne qui a imaginé le jouet. « Et c’était une super idée car en France, on est plus fort quand on fait des collaborations de ce type plutôt que quand on essaie de mener des projets complexes tout seul dans son coin », se réjouit Isabelle Excoffier.

Winky, pour en revenir à lui, devrait rapidement trouver preneur. Car dans un monde où les métiers de demain restent à inventer, il n’est pas interdit de penser que savoir coder pourra être utile aux prochaines générations.