Injoux-Génissiat: 400 pompiers mobilisés 26h sur une simulation de tremblement de terre

Tyrolienne sur câble pour une personne coincée sur un équipement. Une équipe cynotechnique et des déblayeurs en action.
Tyrolienne sur câble pour une personne coincée sur un équipement. Une équipe cynotechnique et des déblayeurs en action.

C’est un exercice d’une ampleur considérable qui s’est déroulé les 9 et 10 octobre derniers dans l’est du département de l’Ain, avec le déploiement des sapeurs de 11 départements de la région Rhône-Alpes, renforcés par les pompiers genevois. Au plus fort de l’opération, plus de 400 personnels et 100 véhicules étaient mobilisés sur 11 chantiers répartis entre Génissiat et Culoz.

A l’origine de l’exercice, la simulation d’un tremblement de terre de 5,1 sur l’échelle de Richter, provoqué par un mouvement de la faille du Vuache, épicentre du séisme. L’Ain a été impacté tout au long de la rive du Rhône, et il a fallu venir au secours d’une centaine de victimes sur les sites les plus divers.

A Génissiat…

La carrière Colas, à Génissiat, était l’un d’eux. Ce sont principalement des unités dites de sauvetage-déblaiement qui ont été mobilisées, mais aussi des équipes cynotechniques, des médecins, etc.

Responsable des opérations sur le site aimablement mis à disposition et préparé par le carrier et son directeur local, Yoann, Christophe, du SDIS 01, explique. « Mercredi, ce sont les équipes de Genève, de la Drôme et de l’Ardèche qui ont commencé l’intervention. Il s’agissait de venir en aide à des victimes ensevelies sous du gravier, des enrochements, des personnes écrasées, d’autres en détresse sur les installations de la carrière…  »

Pour simuler les victimes, quelques mannequins, bien sûr, mais aussi des figurants, principalement des élèves des écoles d’infirmiers d’Hauteville et de Carriat.

La première vague est intervenue jusqu’à 18h, puis ce sont les pompiers du Rhône, de l’Isère et de la Haute-Loire qui ont pris le relais jusqu’à 2h30 du matin. « Nous avons dû refaire les caches pour les exercices du lendemain  », sourit Yoann, les traits tirés. Il n’a dormi qu’une heure entre le 9 et le 10 octobre.

Jeudi, après une réplique du séisme, 22 personnes sont portées manquantes. Une cinquantaine de secours partent à leur recherche. Les victimes présentent différents types de blessures, chaque intervention doit être adaptée. Cette fois, ce sont des équipes spécialisées de Savoie, de Haute-Savoie et du Puy-de-Dôme qui sont à l’œuvre. Là, un homme est évacué par tyrolienne sur câble métallique ; là, une femme ensevelie va être dégagée à la pelle, la pioche, et à l’aide d’un treuil.

Plus loin, les chiens fouillent sans relâche, museau au sol ; ailleurs, les équipes médicales s’affairent… Comme en vrai ! A midi, l’exercice de 26h s’arrête. L’heure pour le colonel Deregnaucourt, directeur du SDIS 01, de rassembler tout le monde au poste de commandement opérationnel de Culoz, et de féliciter les participants pour la réussite d’une opération hors norme, riche d’enseignements.