L’interdiction des colliers de dressage pour les chiens et les chats est votée

Les colliers dits de dressage, pour chiens et chats, pourraient bientôt être en France, interdits à l’utilisation et à la vente.
Les colliers dits de dressage, pour chiens et chats, pourraient bientôt être en France, interdits à l’utilisation et à la vente. - Capture d’écran @MetropoliticBot

Pour la protection animale

« L’interdiction des pratiques et dispositifs générant de la souffrance animale est soutenue par une large majorité de Français. Ce phénomène, régulièrement confirmé par les sondages d’opinion et par le soutien des Français aux initiatives en faveur de la protection des animaux, prouve la sensibilité de plus en plus développée de nos concitoyens pour le bien‑être animal. »

Ainsi commence le texte de loi porté par la députée Renaissance, Corinne Vignon. Un texte de loi interdisant l’achat ou l’utilisation de colliers de dressage pour chiens ou chats parfois, a été adopté hier, lundi 16 janvier 2023, à l’Assemblée nationale. Il restera au Sénat d’apporter sa voix.

Colliers étrangleurs, à impulsion électrique ou à pointes, qui visaient à empêcher les chiens d’aboyer, de fuguer ou encore de trop tirer sur la laisse. Ils ont été accusés par les associations de défense des animaux, dont la fondation Bardot de générer des souffrances, des stress ou blessures. la députée Corinne Vignon a soutenu le texte devant ses collègues en parlant de « brûlures, perte de poils, terreur, paralysie, lésions physiques et psychiques ». Dénonçant leur inefficacité, leur contre-productivité.

La fondation Brigitte Bardot, s’est félicitée de « mettre un terme à la maltraitance banalisée par l’éducation violente des animaux, dont les séquelles physiques et les conséquences traumatiques augmentent le risque de dangerosité et mènent à de nombreux cas d’abandons et d’euthanasies ».

Les sanctions

Tout contrevenant pourrait si la loi est adoptée, encourir des sanctions allant d’une amende administrative de 750 euros, voire 3 750 euros en cas de récidive ou pour les professionnels du dressage. La vente, la cession onéreuse ou gratuite, la publicité seront, elles, passibles d’une amende administrative de 3 000 euros pour une personne physique et de 15 000 euros pour une personne morale.

Des dérogations accordées

Particuliers et professionnels sont visés par ce texte de loi, cependant, pour les militaires utilisateurs de chiens et pour les opérations de capture d’animaux dangereux ou errants, des dérogations ont été en même temps adoptées.