Stations : comment rendre son logement moins énergivore?

En 2025, une architecture particulière comme ici à Avoriaz, pourra permettre d’échapper aux interdictions de louer.
En 2025, une architecture particulière comme ici à Avoriaz, pourra permettre d’échapper aux interdictions de louer.

Le coût des factures d’énergie qui flambe, le ressenti des courants d’air et la réalisation de diagnostics de performance énergétique (DPE) permettent aux propriétaires de prendre conscience que leur logement est une passoire énergétique. Mais une fois le constat établi, quelles sont les actions possibles ? Et les propriétaires les entreprennent-elles ?

Une fois les éléments contribuant à alourdir la facture énergétique d’un logement identifié, plusieurs options s’ouvrent si un propriétaire veut continuer à louer son bien classé G ou F dans les prochaines années. Sans aller jusqu’à une rénovation totale, plusieurs types de travaux peuvent faire baisser la facture énergétique : l’isolation des murs et du toit, le remplacement des portes et fenêtres en passant par exemple au double vitrage, le changement de système de chauffage ou encore de la ventilation.

Des dérogations

Dans un logement collectif, certains travaux, notamment l’isolation des murs et de la toiture se gèrent au niveau de l’immeuble et donc de la copropriété. Or, pour lancer de tels travaux, souvent coûteux, l’accord des propriétaires doit être unanime. « Il faudrait que les règles de copropriété soient modifiées », estime Jean-Jacques Roquigny, président de l’association amicale des résidents de Châtel (Aarc). Mais cette difficulté peut donner lieu à une dérogation.

A partir de 2025, l’architecture permettra aussi d’échapper aux nouvelles interdictions. Une décision qui pourrait notamment arranger le cas d’Avoriaz où les règles d’urbanisme sont strictes et où le respect de la charte architecturale est assuré par l’association du lotissement du domaine d’Avoriaz (Alda).

Des aides, sous conditions

Côté artisans, il faut trouver des professionnels certifiés. Ce qui n’est pas toujours simple. « Ils ne sont pas disponibles, alors ça repousse encore les travaux », souligne Chantal Bourreau, responsable du point accueil saisonnier à Montriond.

Différents types d’aide existent : MaPrimeRénov au niveau national, le Coup de pouce chauffage du Département ou encore des prêts. Des aides censées pousser les propriétaires à rénover mais parfois difficilement lisibles. Dans les différentes intercommunalités, un conseiller départemental (Haute-Savoie rénovation énergétique) tient des permanences pour éclairer les particuliers. « On explique aux propriétaires qu’il faut voir avec Haute-Savoie Rénovation Energétique, mais si le chantier n’est pas assez gros, s’ils ne veulent changer que leur fenêtre par exemple, alors ils ne seront pas éligibles aux aides », déplore Chantal Bourreau.

Comment calcule-t-on la performance énergétique d’un logement?

Le DPE (Diagnostic de performance énergétique) est obligatoire en cas de vente ou de mise en location d’un bien immobilier. Il est réalisé sur place, et permet d’évaluer la performance énergétique du logement, en s’appuyant notamment sur le descriptif des équipements de production de chaleur, de ventilation, de climatisation, d’eau et d’éclairage. Sont également compris dans l’analyse, les caractéristiques de l’isolation du bâtiment, la description du logement avec notamment des informations comme le département où il se situe, l’altitude, l’année de construction, l’orientation, etc. La consommation réelle du logement lors des 3 dernières années à partir des relevés fournis par le propriétaire est évaluée.

Toutes ces données permet de classer le logement dans une des 7 classes énergétiques définies par le DPE en vigueur depuis 2021 : de A (la plus performante) à G (la moins performante).