Crise énergétique : le maire de Brides-les-Bains demande «une intervention de l’État»

Le maire de Brides-les-Bains Bruno Pideil en 2019.
Le maire de Brides-les-Bains Bruno Pideil en 2019.

Devant les hausses des prix de l’électricité, Bruno Pideil, maire de la station thermale de Brides-les-Bains, appelle « à la réglementation du coût de l’énergie » : dans un communiqué de presse partagé ce mardi 10 janvier 2023, l’édile décrit une hausse des prix de l’électricité gigantesque : « Au niveau de la seule commune de Brides-les-Bains les ratios d’augmentation atteignent les 300 %. » Un chiffre supérieur, d’après le maire, à la marge de beaucoup d’entreprises, qui décident de fermer leurs portes, temporairement ou même définitivement.

Bruno Pideil dénonce des entreprises « étranglées par des augmentations qui ne peuvent en aucun cas être répercutées sur leurs prix de vente, ayant pour conséquence de remettre directement en question leur survie. Certains ont d’ores et déjà fait le choix de fermer leur établissement alors que beaucoup d’autres ont fortement réduit leur exploitation. La majorité voit son modèle économique remis en question et se pose la question de la viabilité de son entreprise. »

D’après l’édile, « une telle situation ne peut se traduire que par la perte de plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs et indirects dans le seul secteur du tourisme » à l’échelle nationale. D’autant que, comme il le rappelle, la presse internationale sera accueillie à Brides le mois prochain dans le cadre des championnats du Monde de ski 2023 de Méribel et Courchevel.

« Les sociaux-professionnels se meurent »

Pour lutter contre le phénomène, le maire de Brides explique avoir adressé une lettre au ministre de l’Economie, y réclamant la réglementation du coût de l’énergie. Il ajoute avoir précisé « que les aides annoncées restent très limitées et infimes en rapport avec la réalité ». Selon lui, les moyens dépensés par les différents échelons de l’Etat pour « maintenir l’attractivité des territoires et protéger les particuliers » sont insuffisants : « les sociaux-professionnels, dont ceux des territoires de montagne, se meurent, écrasés par des charges devenues trop lourdes ».

Sans l’intervention de l’État, Bruno Pideil craint la perte de nombreux emplois. « Une telle situation est dangereuse non seulement au niveau local mais ne peut qu’avoir des répercussions sur une économie nationale qui reste fragile au sortir de la pandémie et subit le poids d’une inflation qui se fait de plus en plus sentir. » Et de conclure : « Seul un engagement fort de l’État peut permettre à nos entreprises de survivre dans un tel contexte de crise des prix de l’énergie ! »