Retour sur le devant de la scène d’une promesse gouvernementale de retraite à 1 100 euros

La concertation sur la réforme des retraites continue et le gouvernement souffle le chaud et le froid. Le ministre du Travail vient d’annoncer une retraite minimale poussée à plus de 1100 euros.
La concertation sur la réforme des retraites continue et le gouvernement souffle le chaud et le froid. Le ministre du Travail vient d’annoncer une retraite minimale poussée à plus de 1100 euros. - Photo d’illustration Pixabay

Une annonce positive…

« Le gouvernement veut aller au-delà des 1100 euros », concernant la retraite minimale pour carrière complète. Telle est l’annonce d’Olivier Dussopt, ministre du Travail, faite ce lundi 14 novembre 2022, lors d’une interview pour le journal Les Echos.

La médiatisation de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, bien appuyée dans les médias, vient peu de temps après le choix du Sénat de reporter, par une mesure au projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, l’âge de la retraite à 65 ans. Une décision qui, elle, n’est pas passée sous silence, mais n’a pas fait le buzz dans la presse française…

Toujours la carotte et le bâton. « Au vu de l’inflation et de la revalorisation du smic, nous comptons aller au-delà de 1 100 euros, (…) autour des 85 % du smic net », le ministre ajoutant à son explication : « un écart suffisant entre le minimum vieillesse (953 euros pour une personne seule aujourd’hui) et la retraite minimale, afin de valoriser le travail ». Un écart qui « permettra à environ 25 % des nouveaux retraités – et plus souvent des femmes – d’avoir une pension plus élevée ».

Sans doute pas de quoi faire la noce, mais l’espère le gouvernement, de quoi apaiser, d’un léger baume, les Français et tout particulièrement les retraités qui, ils l’ont déjà montré, n’hésitent pas à descendre dans la rue. Tout en glissant à demi-mot que le travailler plus, c’est gagner plus et que c’est bel bien d’actualité.

Un savant dosage pour aborder la concertation

Olivier Dussopt faisant aussi entendre qu’à la veille de l’ouverture de la deuxième phase de concertation sur la réforme des retraites, seraient pris en considération les régimes spéciaux. « Ceux des industries électriques et gazières, de la RATP voire celui de la Banque de France. » Pas ceux de l’opéra de Paris, ni de la Comédie française, mais bien les régimes de l’Assemblée et du Sénat.

Il a aussi affirmé que le gouvernement ne souhaite pas « décaler l’âge de suppression de la décote qui est à 67 ans, ni modifier les bornes d’âge qui permettent un départ à la retraite à taux plein pour les assurés invalides ou inaptes à 62 ans et pour les travailleurs handicapés à 55 ans ».