Sécheresse : en Savoie, les restrictions s’allègent, mais la situation ne s’améliore pas

Les bassins versants du Beaufortain-Val d’Arly, de la Combe de Savoie-Val Gelon, de Chéran, du lac du Bourget-Albanais et du Flon-Aiguebelette descendent du statut d’alerte renforcée à celui d’alerte simple. La Maurienne et la Tarentaise étaient déjà en alerte. Le bassin du Guiers-Chartreuse demeure en alerte renforcée.
Les bassins versants du Beaufortain-Val d’Arly, de la Combe de Savoie-Val Gelon, de Chéran, du lac du Bourget-Albanais et du Flon-Aiguebelette descendent du statut d’alerte renforcée à celui d’alerte simple. La Maurienne et la Tarentaise étaient déjà en alerte. Le bassin du Guiers-Chartreuse demeure en alerte renforcée.

Après un été particulièrement chaud et sec, les réserves d’eau du département restent à un niveau inférieur aux normales de saison. La préfecture explique que « les précipitations du mois d’octobre ne suffisent pas à compenser le déficit en eau accumulé ces derniers mois ». Pourtant, ces épisodes de pluie ont été conséquents : pourquoi n’ont-ils pas suffi ?

Contactée, la préfecture explique qu’il est tombé « moins de la moitié des précipitations normalement attendues à cette saison ». Les précipitations d’octobre, certes importantes, n’ont pas du tout été à la hauteur des prévisions météo. Alors elles « n’ont pas permis de compenser le déficit accumulé sur la première partie du mois, ni celui des mois précédent ». La préfecture précise que ce déficit est constaté « depuis l’automne 2021 ».

À l’origine de ce manque, il y a l’impact de la sécheresse de l’été, qui a particulièrement puisé dans les réserves d’eau. Et l’arrivée de l’hiver pourrait ne rien arranger en altitude, selon l’institution : « les précipitations seront sous forme de neige et ne permettront pas de réalimenter les ressources en eau », qui ont besoin d’eau liquide, donc issue de la pluie ou de la fonte du printemps.

Quelles restrictions ?

En état d’alerte sécheresse, la préfecture rappelle qu’il est interdit de prélever directement dans les cours d’eau, les nappes ou les sources pour les usages domestiques. Laver son véhicule en dehors d’une station de lavage est interdit, de même que la vidange et le remplissage complet des piscines privées et le fonctionnement des fontaines en circuit ouvert.

Le lavage des voiries n’est autorisé qu’en cas d’impératif sanitaire, sans recourir à des balayeuses laveuses automatiques. Même chose pour les façades, les toitures, les trottoirs et les surfaces imperméabilisées, sauf par des professionnels ou des collectivités et uniquement en cas d’impératif sanitaire.

Enfin, l’arrosage des pelouses, des jardins potagers, des espaces verts, des stades et espaces sportifs et des golfs n’est autorisé qu’entre 20h et 8h, et l’irrigation agricole n’est permise qu’entre 18h et 11h.

Trois niveaux d’alerte différents

Il existe trois niveaux de restrictions d’usage de l’eau en cas de sécheresse dans le département : l’alerte, l’alerte renforcée et la crise. Chacune correspond à un niveau plus ou moins élevé de restrictions. Au mois d’août, la Tarentaise et la Maurienne étaient en état d’alerte (jaune), la Combe de Savoie, le Val Gelon, le Beaufortain et le Val d’Arly en alerte renforcée (orange) et tout l’ouest du département en crise (rouge).