«Il reste beaucoup à faire si l’on ne veut pas perdre notre rusticité»

L’Envirothèque de Contamine représente la marque «Végétal local» pour toutes les Alpes, du lac Léman à Sisteron et de la frontière franco-italienne jusqu’à la vallée du Rhône, soit sur six départements. « Nous avons un autre site à Contamine pour le stockage des graines et un terrain de pleine terre à Viuz-en-Sallaz, ajoute Corentin. Nous sommes dans une démarche de développement de notre activité, qui a forcément un avenir. Pour cela, nous allons sans doute devoir d’autres terrains. Aujourd’hui, nous sommes loin de pouvoir répondre à toutes les demandes ! Et il reste beaucoup à faire si l’on ne veut pas perdre notre rusticité. »

La lutte contre les espèces invasives passe aussi par la préservation de nos espèces indigènes.
La lutte contre les espèces invasives passe aussi par la préservation de nos espèces indigènes.

À quoi peuvent ensuite servir toutes ces plantes ?

« Les entreprises et les structures locales, comme le SM3A, ou les collectivités, s’approvisionnent chez nous vous faire de la revégétalisation, de la renaturation de cours d’eau… Des agriculteurs viennent nous voir pour remettre des haies champêtres sur leurs parcelles. Le frêne, par exemple, fait de l’ombre et fournit du fourrage au bétail. » Prunellier, groseillier alpin, fusain, saule, les exemples d’espèces mellifères et rustiques ne manquent pas. Sous l’une des serres, nous observons des plantes cultivées en pot. « Celles-ci peuvent être plantées toute l’année. Pour les gens c’est plus flexible, mais c’est plus cher. »

L’Envirothèque a un autre intérêt : la chasse aux espèces invasives, dites exotiques. Ils prennent l’exemple de la renouée du Japon, une espèce très envahissante. « La bourdaine parvient à prendre le dessus sur la renouée. C’est une réponse écologique à un problème environnemental. » Ils travaillent avec Asters, le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie à ce sujet.