Comment fonctionnait la centrale hydraulique ?

L’usine de la jonction se trouvait au creux de la gorge, juste en amont du confluent Valserine-Rhône.
L’usine de la jonction se trouvait au creux de la gorge, juste en amont du confluent Valserine-Rhône.

D’après plusieurs auteurs, la centrale hydraulique est l’une des plus remarquables réalisations de l’époque. La chute d’eau qui varie entre onze et quatorze mètres est destinée à alimenter six turbines de type Jonval.

Concrètement, l’eau pénètre par la partie supérieure de la roue et chemin en s’écoulant partiellement à l’axe d’un rotor (partie mobile d’un mécanisme rotatif).

L’usine de la jonction, vue de l’intérieur.

« La force motrice développée par l’action de l’eau sur les turbines est transmise sur le plateau et dans toute la vallée au moyen de câbles aériens à grande vitesse, soutenus de distance en distance par de gigantesques poulies et communiquant, en dernier lieu, leur action à des arbres de rotation destinés à mettre en mouvement tous les appareils d’une ou de plusieurs usines », écrit Adolphe Joanne, dans son ouvrage «Géographie du département de l’Ain, en 1877. Les piliers relaient ainsi l’énergie produite à Coupy, sur les différents sites industriels, chacun d’entre eux supportant une double ligne de câbles mécaniques tendus sur des poulies de 5,5 mètres de diamètre.

Selon Adolphe Joanne, la force totale produite par la centrale hydraulique pouvait s’élever « jusqu’à 10 000 chevaux-vapeur » (soit l’équivalent de 7 350 kilowatts).