Le gouvernement veut rapidement encadrer le fonctionnement des dark stores

Dark store ou dark kitchen, ces lieux d’où partent vos commandes en livraison rapide inquiètent les collectivités locales et le gouvernement. L’encadrement arrive.
Dark store ou dark kitchen, ces lieux d’où partent vos commandes en livraison rapide inquiètent les collectivités locales et le gouvernement. L’encadrement arrive.

La situation

Dark Store ou lieu de stockage de produits courants pour la livraison rapide, dark kitchen ou lieu de préparation de plats cuisinés uniquement destinés à la livraison rapide, des noms à faire frémir qui recouvrent des pratiques conséquentes à la tendance de plus en plus fréquentée (notamment avec les confinements liés au covid 19) de la livraison rapide à domicile et des échanges commerciaux par internet.

Ces lieux de travail, de production et de distribution échappent en grande partie à la réglementation des espaces commerciaux (charges, taxes, contrats…), s’installent en centre-ville et engendrent une circulation (vélo, scooter, trottinette, voiture, camions) bruyante, polluante de jour comme de nuit. Imposant à leurs employés des conditions de travail précaires et de transport dangereuses.

Une situation au grand dam des commerçants de proximité, des riverains qui subissent à toute heure les nuisances conséquentes. Et qui ne cesse d’irriter les collectivités locales concernées. L’affaire est remontée jusqu’au gouvernement et ce dernier vient d’annoncer une volonté de clarification et d’encadrement de ces pratiques en pleine expansion.

La fin du flou

L’arrêté envisagé fera de ces locaux des entrepôts, en contrôlera la légalité et permettra aux maires de les interdire en centre-ville. Le texte sera un « outil pour que les collectivités locales et maires puissent réguler, les interdire ou pas en fonction de leurs souhaits » a souligné Olivia Grégoire, la ministre déléguée au commerce. Quand Olivier Klein, le ministre délégué à la ville et au logement stipulait de son côté qu’« il n’y aura plus de flou » et qu’« on saura dans quel quartier c’est autorisé et dans quel quartier cela ne l’est pas  ». Estimant que l’implantation de ces commerces était « terminée en cœur de ville ».

À Paris, notamment, où se concentre le plus grand nombre de dark stores et dark kitchen, la mesure permettra aussi de mettre fin à certaines de ces activités qui exercent illégalement.

Ces nouvelles formes de travail et d’échanges commerciaux cesseront-elles pour autant ? Non la demande des consommateurs grandit comme grandit l’emprise internet. Et l’adaptation des systèmes pour leur satisfaction suivra. Gageons qu’avec cette mesure elle s’effectuera plus clairement, plus dans la légalité et dans le respect de la vie sociale et de l’environnement.