Annecy: une rentrée «tendue» pour les étudiants qui cherchent à se loger

Sur le campus d’Annecy, la résidence Simone Veil permet de loger 120 étudiants.
Sur le campus d’Annecy, la résidence Simone Veil permet de loger 120 étudiants. - Crous Savoie-Mont-Blanc

10 000 jeunes viennent étudier dans les campus annéciens. Et chaque année, nombre d’entre eux peinent à se loger, d’autant plus lorsqu’ils ne sont pas boursiers. D’après la Ville d’Annecy, c’est encore une rentrée « tendue » pour les universitaires du bassin, puisque « 800 places » manquent pour les héberger.

« On pallie encore le manque d’anticipation de la politique de la Ville de ces 30 dernières années, relève Guillaume Tatu, maire adjoint chargé de la jeunesse et de la vie étudiante. On a ouvert des formations mais on n’a pas pensé à loger les étudiants, on est en retard sur ce sujet ».

500 places supplémentaires d’ici 2026

La municipalité a promis de débloquer 500 places supplémentaires pour les étudiants d’ici la fin du mandat du maire écologiste, François Astorg. « On s’est engagé avec des promoteurs pour qu’ils réservent 250 places aux étudiants », souligne l’élu. Parmi les projets qu’il cite : l’aménagement du quartier des Carrés à Annecy-le-Vieux ou la construction de 90 logements supplémentaires dans la résidence étudiante située chemin du Bray. Autre exemple à Poisy, où 204 logements sortiront de terre dans la résidence étudiante de l’Iseta-ECA à Chavanod.

Renforcer la cohabitation intergénérationnelle

La mairie d’Annecy évoque d’autres solutions déjà existantes pour pallier le manque de logements destinés aux étudiants. Elle fait notamment référence au dispositif « Un toit 2 générations » qui permet à des étudiants d’être logés chez des personnes âgées durant l’année scolaire et aux séniors de ne plus être isolés. « 7 étudiants sont logés par des séniors sur le territoire, mais l’objectif va bien au-delà », souligne Guillaume Tatu.

Il explique que « la difficulté est de communiquer sur l’offre », car « les personnes âgées ne sont pas au toujours au courant » d’un tel dispositif. Pour y remédier, la mairie entend développer la communication autour de ce sujet dès le mois d’octobre.

Selon la mairie, il y a également un travail à faire du côté des propriétaires. « Certains étudiants pourraient être logés mais des propriétaires préfèrent prendre des travailleurs », souligne le maire adjoint chargé de la jeunesse et de la vie étudiante. Il suggère de mettre en place le dispositif de « garantie logement municipal » pour rassurer les propriétaires et leur permettre de prendre davantage d’étudiants en locataires. « On va avancer sur cette piste dès la rentrée prochaine et c’est une mesure qui ne coûte rien », assure-t-il.

D’autres projets

Tout comme les étudiants, les jeunes actifs peinent également à se loger sur le bassin annécien.

Sur le site industriel de NTN-SNR, 675 logements sortiront de terre dans ce nouveau quartier d’ici à 2027.

Parmi eux, 21 logements sociaux seront construits pour les jeunes travailleurs durant la première tranche du chantier.