Le tabac et l’alcool sont les principales causes de cancer dans le monde

Le tabac est largement le principal élément ayant favorisé un cancer dans le monde, suivi par l’alcool.
Le tabac est largement le principal élément ayant favorisé un cancer dans le monde, suivi par l’alcool. - Photo d’illustration - Unsplash

Près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à des facteurs de risque, avec en tête de liste le tabac et l’alcool. C’est ce que conclut une importante étude publiée ce vendredi 19 août dans The Lancet, dans le cadre du Global Burden of Disease – un vaste programme de recherche financé par la fondation Bill Gates.

« Notre analyse révèle que 44,4 % des décès par cancer dans le monde […] sont attribuables à des facteurs de risque », indique l’étude. « Ces résultats soulignent qu’une proportion importante du fardeau du cancer dans le monde a un potentiel de prévention grâce à des interventions visant à réduire l’exposition aux facteurs de risque de cancer connus ».

Le tabac est le principal facteur de risque

Parmi tous les facteurs de risques analysés – qu’ils soient environnementaux, comportementaux ou métaboliques – le tabac arrive largement en tête de liste. En 2019, il était le principal élément ayant favorisé un cancer que ce soit chez les hommes (33,9 %) ou chez les femmes (10,7 %).

L’alcool apparaît comme étant le deuxième facteur de risque chez les hommes (7,4 %), tandis que chez les femmes il s’agit des rapports sexuels non protégés (8,2 %).

Les principaux facteurs de risque comportementaux chez les hommes et chez les femmes.
Les principaux facteurs de risque comportementaux chez les hommes et chez les femmes. - Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study

Cette étude, la plus importante sur le sujet depuis 2001, met en évidence un grand nombre de facteurs de risque comportementaux – pouvant être changés – tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, les rapports sexuels non protégés et les habitudes alimentaires. Ces conclusions appellent alors accorder une plus grande place à la prévention en matière de santé publique.

L’importance du diagnostic

Si la prévention peut permettre de changer certains comportements, l’étude rappelle qu’une moitié des cancers ne sont pas attribuables à des facteurs de risque. « Les efforts de réduction des risques de cancer doivent être associés à des stratégies globales de lutte contre le cancer qui incluent des efforts pour soutenir un diagnostic précoce et un traitement efficace », souligne l’étude.