Neydens : le camping La Colombière, une success story

Jean-François Bussat (tout à gauche) et, de gauche à droite, ses enfants Aurélie, Pierre et Laurence, avec aussi Steven (tout à droite).
Jean-François Bussat (tout à gauche) et, de gauche à droite, ses enfants Aurélie, Pierre et Laurence, avec aussi Steven (tout à droite).

On le prendrait presque pour un touriste, avec sa chemise à carreaux et sa golfette. En arrivant à La Colombière, en ce caniculaire mercredi 3 août, nous tombons sur l’incontournable Jean-François Bussat, créateur du camping. « C’est ma 52e saison ici, mais je n’ai jamais eu l’impression de travailler », sourit-il. La success story est bien connue. En 1971, alors agriculteur, le Neydanais a la lumineuse idée d’implanter un camping à proximité de Genève, dans ce qui est un verger. Trois ans plus tard, il plante des vignes (que continue d’exploiter son fils Pierre) sur un hectare et en 1977, il vend ses vaches.

Depuis, le camping, ouvert toute l’année, n’a cessé de s’agrandir et de prospérer. Jusqu’au Covid, « encore dans toutes les têtes », selon Jean-François Bussat. L’activité est toutefois repartie de plus belle. À la belle saison, le camping est plein comme un œuf et les réservations s’effectuent dès le mois d’octobre pour l’été suivant. « On essaie de prendre en compte les demandes des clients. Certains ne veulent pas être à côté des sanitaires ou de l’aire de jeux, cite Aurélie, fille de Jean-François Bussat, qui gère le lieu avec son père, sa sœur Laurence et son frère Pierre. C’est un peu du Tetris parfois. » Un problème de riches.