Les débris d’une fusée chinoise vont retomber sur Terre d’une manière « incontrôlée »

Des débris de la fusée chinoise Longue Marche 5B pourraient retomber « de manière incontrôlée » dans l’atmosphère terrestre dès lundi 1er août.
Des débris de la fusée chinoise Longue Marche 5B pourraient retomber « de manière incontrôlée » dans l’atmosphère terrestre dès lundi 1er août. - Photo d’illustration - Pixabay

Les restes d’une énorme fusée chinoise devraient retomber sur Terre la semaine prochaine, probablement lundi 1er août, indique l’US Space Command, une branche des forces armées américaines.

Après avoir livré un nouveau module à la station spatiale chinoise lundi 25 juillet, la fusée Longue Marche 5B, de 23 tonnes, est entrée dans « une descente incontrôlée vers l’atmosphère terrestre  », rapportent plusieurs médias américains, dont CNN. Et, « on ne sait pas où elle atterrira ».

Toute la masse de la fusée ne devrait cependant pas retomber sur Terre. Comme l’écrit l’Aerospace Corporation, « la règle générale veut que 20 à 40 % de la masse d’un grand objet atteignent le sol  ». Ici, on peut donc s’attendre à « environ 5 à 9 tonnes  ».

« Bien qu’elle se désintègre en entrant dans l’atmosphère, de nombreux morceaux, dont certains assez gros, atteindront la surface  », explique de son côté Michael Byers, professeur à l’Université de la Colombie-Britannique et auteur d’une récente étude sur les débris spatiaux.

Un risque « entièrement évitable »

Selon le professeur Byers, les débris spatiaux présentent un « risque extrêmement minime pour les humains  ». Seulement, en raison de l’augmentation des déchets spatiaux, il est possible que les plus grosses pièces puissent causer des dommages dans les régions habitées.

L’hémisphère sud est plus particulièrement concerné par ce risque. Selon Michael Byers, les morceaux de fusée sont trois fois plus susceptibles de tomber aux latitudes de Jakarta, Dhaka et Lagos, plutôt qu’à celles de New York, Pékin ou Moscou.

Fort heureusement, « ce risque est entièrement évitable, car il existe désormais des technologies qui peuvent fournir des rentrées contrôlées, généralement dans des zones éloignées des océans, au lieu de celles incontrôlées et donc entièrement aléatoires », explique Michael Byers aurpès de CNN.

Ce n’est pas une première pour la Chine

Le 29 avril 2021, la Chine lancait son tout premier module vers sa station spatiale grâce à une fusée Longue Marche 5B. Après son arrivée à l’orbite souhaitée, le gros engin avait effectué une rentrée incontrôlée sur Terre, avant d’atterrir dans l’océan Indien.

Après cela, l’administrateur de la NASA Bill Nelson, tout juste nommé, avait tapé du poing déclarant que « les nations spatiales doivent minimiser les risques pour les personnes et les biens sur Terre des réentrées d’objets spatiaux et maximiser la transparence concernant ces opérations ». Sur ce point, « il est clair que la Chine ne respecte pas les normes de responsabilité concernant ses débris spatiaux  ».