Engie promet une remise de 100 euros en moyenne pour ses clients les plus modestes

En novembre, le groupe Engie va accorder une remise de 100 euros en moyenne à ses clients bénéficiaires du chèque énergie.
En novembre, le groupe Engie va accorder une remise de 100 euros en moyenne à ses clients bénéficiaires du chèque énergie. - Photo d’illustration - Pixabay

Le groupe Engie va donner un petit coup de pouce à « tous [ses] clients  » les plus modestes. La directrice générale de l’entreprise, Catherine MacGregor, a annoncé dans un entretien accordé au Parisien jeudi 28 juillet un « complément » au chèque énergie, prenant « la forme d’une remise, d’un montant de 100 euros en moyenne par client en novembre ».

Au total, 880 000 personnes pourraient bénéficier de cette ristourne, ce qui représente un coût de « 90 millions d’euros » à Engie. « Nous sommes conscients de la réalité inflationniste et soucieux des difficultés rencontrées  », assure la directrice du groupe.

Pour rappel, le chèque énergie est une aide au paiement des factures de gaz et d’électricité, ainsi qu’aux travaux de rénovation énergétique. Il est distribué par le gouvernement aux foyers ayant un revenu annuel inférieur à 10 800 euros pour une personne seule, ou 16 200 euros pour un couple.

Autre « mesure importante » présentée par Catherine MacGregor : la mise en place d’un « fonds de soutien de 60 millions d’euros à destination des petites et moyennes entreprises ». Il devrait leur « permettre d’avoir accès à des garanties dont elles ont besoin pour acheter de l’énergie », voire à « des facilités de paiement quand elles peinent à payer les factures ».

« Un geste citoyen »

Questionnée sur le débat concernant la mise en place d’une taxe sur les surprofits des grands groupes, réclamée par plusieurs élus, Catherine MacGregor affirme que ce coup de pouce est « avant tout un geste citoyen » et ne vise donc pas à y répondre.

« Comme vous le savez, Engie ne produit pas de gaz, mais l’achète et le revend au prix de marché. Il n’y a donc pas là de surprofit  », explique la dirigeante.

« Sur l’électricité, certains actifs, notamment nos centrales nucléaires en Belgique, ont effectivement bénéficié des prix élevés de l’énergie. Ils sont soumis à un régime de taxes et de redistribution des profits qui est déjà très bien défini. Cela nous permet de retourner une proportion importante de ces bénéfices aux États concernés  », indique Catherine MacGregor.