Albertville : la FOL 73 reprend le tiers-lieu de La Contamine, dès cet été

Selon Pauline Begrand, le nom de Zofate sera également soumis à l’appréciation des habitants et partenaires.
Selon Pauline Begrand, le nom de Zofate sera également soumis à l’appréciation des habitants et partenaires.

Albertville

Qu’est-ce que la Fol 73 ?

Pauline Begrand, responsable du pôle vie associative et culture à la FOL 73 : C’est la fédération des œuvres laïques de Savoie. Il s’agit d’une association qui existe depuis 1926 et dont le champ d’action est l’ensemble du territoire de la Savoie. Nous sommes une association d’éducation populaire. Nous avons vocation à accompagner, éduquer tout citoyen, de tout âge. Nous venons en complément de l’éducation nationale et de la famille. Nous accompagnons le citoyen par le sport, par la culture, par les vacances, les loisirs…

Quel est le rapport avec le tiers-lieu La Zofate ?

La Zofate est un tiers-lieu. Cela revient aussi à faire avec et pour les gens, les habitants, les citoyens. C’est en cela que pour nous c’est un projet d’éducation populaire. Nous comptons bien monter ce projet en co-construction avec les habitants, les acteurs du territoire. L’idée c’est de venir en complément avec ce qui existe sur le territoire.

Est-ce que vous maintiendrez le tiers-lieu tel qu’il existait avant que vous le repreniez ?

L’ancien tiers-lieu était basé sur deux axes : le café associatif et le co-working. Le café associatif, nous allons le rouvrir cet été [mardi 12 juillet, NDLR] et le co-working nous sommes en train d’étudier si ça répond à un besoin.

Que voulez-vous faire de ce lieu ?

Le lieu pour l’instant sera multi-forme en fonction de ce qui aura émergé des temps de rencontres avec les acteurs du territoire et les habitants. L’ouverture du café associatif le mardi est un prétexte à la rencontre pour pouvoir faire ressortir les besoins.

Comment pensez-vous attirer des gens extérieurs au quartier qui ne sont jamais venus au tiers-lieu pour l’instant ?

Le co-working, ça peut être une entrée ou un accompagnement à la création d’entreprises. Nous sommes en train d’étudier d’autres besoins. Si nous travaillons avec d’autres acteurs, d’autres associations, nous pourrons faire venir un autre public ici.

Pourquoi maintenir le tiers-lieu à la Contamine si le public n’y vient pas ?

Le projet de tiers-lieu, il est ici. Ça nous semble pertinent de garder ce lieu. Il n’y a pas d’autres lieux ouverts sur ce quartier. On espère surfer sur la vague du projet qui existait avant. Nous sommes dans une continuité de projet que l’on va réadapter pour mieux coller aux besoins des habitants.

Allez-vous recentrer les activités du tiers-lieu sur le quartier ?

Nous avons vraiment la vocation d’être ouvert à tout le monde, de faire venir des gens sur le quartier et profiter à tous dans un esprit de mixité et de brassage.

Un tiers lieu peut être tout et n’importe quoi, quelle définition en donnez-vous ?

En termes d’actions et d’activités, nous avons envie d’en faire un lieu vivant de mixité qui touche autant au sport qu’à la culture au maraîchage. Nous aurons peut-être de belles surprises du cinéma ou de la couture…

Avez-vous embauché quelqu’un pour s’occuper du lieu ?

Il y a une embauche qui va démarrer la semaine prochaine [celle du 11 juillet, NDLR] : Natacha qui sera chargée de mission sur ce lieu. Mais, c’est bien toute l’équipe de la FOL et tous les projets de la FOL qui seront au service de ce lieu. Elle aura à faire ce travail de rencontre avec les habitants et partenaires pour que nous puissions à l’automne poser concrètement sur le papier les axes du tiers-lieu.

Le café associatif rouvre les mardis de l’été

Les services de la FOL 73 finissent de donner un coup de peinture aux locaux du tiers-lieu.

Comment allez-vous vous y prendre pour rendre ce lieu vivant ?

Pauline Begrand : Nous avons des outils de l’association que l’on peut mettre en place. Je pense par exemple au sport avec notre fédération sportive qui est l’Ufolep dont la vocation est le sport pour tous. Elle pourra agir ici aussi.

Par ailleurs, nous espérons que les habitants proposeront des activités, des ateliers, des projets.

Nous voulons également monter des projets en commun avec des partenaires, d’autres associations. Je pense à l’association de maraîchage d’insertion située juste à côté de La Contamine. Nous avons une forte proximité géographique et une forte proximité de projets.

Quelles activités ou animations, comptez-vous proposer ?

Nous ouvrons cet été le café associatif. C’est à partir du 12 juillet et tous les mardis de 14h à 19h30. Nous serons ouverts en proposant du temps d’animation à partir de 16h30. Tout est gratuit, c’est ouvert à tout le monde. Les gens pourront aussi profiter du café associatif où là ce sera payant.

Le 19 juillet, nous sommes en partenariat avec les jardins maraîchers d’à côté et l’agglo Arlysère pour aborder le jardinage et le compost.

Le mardi suivant le 26 juillet, l’animation sera sur la thématique du sport avec l’Ufolep avec deux sports peu connus : le Peteca (badminton sans raquette) et la boccia (un sport pour les personnes en situation de handicap sur la base de la pétanque).