Ferme urbaine à Annemasse : l’absence de candidatures pousse à assouplir les critères de sélection

Pauline Plagnat-Cantoreggi espère voir des candidats intéressés par le projet de ferme urbaine avant la fin de l’appel.
Pauline Plagnat-Cantoreggi espère voir des candidats intéressés par le projet de ferme urbaine avant la fin de l’appel.

Tel qu’il a été initialement présenté, l’appel à projet peut être rebutant pour certains. Il fait en effet appel à des compétences assez différentes puisqu’il faut à la fois savoir faire de l’agriculture, de la réinsertion et des ateliers pédagogiques. Mylène Saillet-Raphoz a toutefois précisé que celui qui emporterait la mise serait aidé : « il y a une mise à disposition de matériel et il y a des choses qui vont être préparées pour l’exploitant ».

Le projet de réinsertion concerné

En ce qui concerne le volet pédagogique, l’élue d’Annemasse reconnaît « qu’il n’est pas certain qu’une structure de réinsertion puisse animer ce qu’on souhaite auprès des habitants ». Ne mettant pas de côté l’idée de faire du projet un outil pédagogique, elle souhaite donc trouver l’exploitant avant de décider la manière dont il sera mis en place.

Même son de cloche pour Pauline Plagnat-Cantoreggi. Regrettant l’absence de candidatures au 21 juin 2022, elle affirme qu’il y a « suffisamment de flexibilité pour essayer de donner le temps aux gens de se constituer en groupe et étudier l’appel ». La maire de Machilly explique que l’appel a été basé sur « la manière dont ça a marché dans d’autres collectivités ».

Une obligation évidente : du maraîchage en circuit court

Si elle reconnaît qu’une structure idéale n’existe pas encore dans l’agglomération, elle considère qu’il est possible que des personnes ayant des compétences complémentaires se réunissent afin de répondre à l’appel.

Les candidatures doivent arriver autour de la mi-juillet. Toutefois si aucune réponse n’arrive d’ici là, « on va essayer de trouver pourquoi et adapter l’appel d’offres en fonction » indique Pauline Plagnat-Cantoreggi.

Mylène Saillet-Raphoz insiste toutefois : « Il y aura quand même un vœu, c’est qu’il faudra que ce soit du maraîchage en circuit court ».

Les projets attendus

À la publication de l’appel, l’idée était de proposer un projet permettant « la mise en culture, l’exploitation et la distribution d’une production maraîchère cultivée sur les parcelles identifiées, ainsi que la serre ». Cette culture devra être faite de manière à pouvoir obtenir une certification biologique tout en proposant des produits frais et de qualité à des prix abordables pour pouvoir attirer les habitants du quartier.

Enfin, la dernière priorité consiste à favoriser l’insertion professionnelle par l’emploi en proposant un chantier ou une entreprise d’insertion. Celle-ci pourra permettre de faire travailler des habitants du quartier qui se sont éloignés de l’emploi.

Au sein de l’appel, ce sont la viabilité économique et la qualité du projet qui retiendront le plus l’attention du jury de sélection.