1er janvier 2022 meurtrier : trois femmes ont perdu la vie sous les coups de leurs conjoints

La police est intervenue sur trois féminicides ce 1er janvier 2022.
La police est intervenue sur trois féminicides ce 1er janvier 2022.

Non seulement en ce début de nouvelle année, le premier janvier 2022 à peine arrivé et fêté, les voitures ont brûlé, les cambriolages se sont multipliés, la propagation du virus omicron n’a cessé d’exploser, mais, et c’est encore plus douloureux, les femmes ont payé un lourd tribut.

En une seule journée, trois d’entre elles ont perdu la vie sous la violence de leur conjoint (ou famille…).

À Nice, une femme de 45 ans, a été retrouvée par les forces de police le 1er janvier 2022, dans le coffre d’une voiture appartenant à son fils. Le mari (ou ex-mari) de cette dernière, âgé d’une soixantaine d’années s’est rendu de lui-même au commissariat de Nice pour déclarer une dispute avec sa femme et ensuite emmener les agents dans le garage où elle a été retrouvée décédée. « Selon les premiers éléments médico-légaux, le décès serait dû à une strangulation », indique sur son site, la radio Europe 1. Père (mari) et fils aîné de 24 ans ont été placés en garde à vue pour répondre de ces faits dramatiques.

Ce même 1er janvier, deux autres femmes ont eu à subir mortellement les violences de leur conjoint. Dans le Maine-et-Loire à Bellevigne-les-Châteaux et en Meurthe-et-Moselle à Labry, elles ont été tuées à coups de couteau. Les conjoints ont été, là aussi, placés en garde à vue. En Meurthe-et-Moselle, le conjoint aurait reconnu les faits : il a poignardé mortellement et à de nombreuses reprises sa femme âgée de 56 ans. Dans le Maine-et-Loire, la femme était une militaire de 26 ans du camp militaire de Fontevraud, frappée elle aussi de multiples coups de couteau, par un militaire de 21 ans, ex-compagnon de la victime.

Sur France Info, Marylie Breuil, membre de #NousToutes, avait indiqué, réagissant aux trois drames survenus en ce tout début 2022, toute l’étendue des violences faites aux femmes : « Les violences envers les femmes ne s’arrêtent pas avec la nouvelle année. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que les féminicides sont seulement le haut de l’iceberg et qu’il y a énormément de violences psychologiques et physiques qui arrivent avant le fait de tuer cette femme ». Demandant : « des politiques de prévention pour éradiquer le problème à la source, des mesures d’éloignement dès que les femmes prennent contact avec la justice, et beaucoup de formation de tous les personnels en lien avec des victimes de près ou de loin », indique le journal Nice Matin.

Un bilan qui fait peur

Selon le gouvernement, en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint ; 102 en 2020 et 113 en 2021 (dénombrées par le collectif #Noustoutes).

Le 3919 est à la disposition de tous, si vous êtes témoins de violences faites aux femmes. Le numéro est gratuit et l’appel reste anonyme.