Saint-Julien: «Frapper la délinquance en plein cœur»

Au cours de sa carrière, le lieutenant Dumont a effectué trois détachements longue durée (minimum 9 mois) avec l’Organisation des nations unies, au Kosovo en 2004 et 2009, et en République démocratique du Congo en 2014.
Au cours de sa carrière, le lieutenant Dumont a effectué trois détachements longue durée (minimum 9 mois) avec l’Organisation des nations unies, au Kosovo en 2004 et 2009, et en République démocratique du Congo en 2014.

Arrivé d’Aiguebelle, en Savoie, le lieutenant, Christophe Dumont, 49 ans, a pris la tête de la brigade de gendarmerie de Saint-Julien-en-Genevois, il y a deux mois ; le 7 août 2019. Originaire de Picardie, il a débuté en Normandie, dans l’Eure, avant d’être nommé en Isère puis en Savoie. À Saint-Julien, sa méthode se fait déjà sentir.

Saint-Julien, c’est un grand changement par rapport à votre dernier poste ?

La grosse différence avec mon poste de commandant de brigade à Aiguebelle est géographique : là-bas, c’était un immense territoire, dans un milieu montagnard et rural. Ici, c’est un petit territoire avec une forte densité de population, une délinquance adaptée à la proximité avec une grande ville comme Genève.

« Ici, on est noyé dans le trafic de stupéfiants »

Comment comptez-vous agir sur cette délinquance ?

Mon objectif est de frapper la délinquance en plein cœur le plus rapidement possible en flagrance. Dès qu’on a du renseignement, on frappe et on ne laisse pas la délinquance s’installer. Il faut que l’on soit plus présent. Ici, on est noyé dans le trafic de stupéfiants et les vols donc il faut aussi du contact, être au plus près de nos partenaires. Il faut réoccuper le terrain et entretenir des relations proches avec le maire, les commerçants, les chefs d’entreprise, la police municipale, la police pluri-communale. La vidéo-protection doit continuer d’être développée. Tout le monde a le droit à la sécurité. La commune de Saint-Julien est déjà bien verrouillée avec des caméras un peu partout, gérées par la police municipale. Il faut être plus présent notamment dans le quartier Saint-Georges car c’est là où il y a vraiment de la délinquance liée au milieu stupéfiant.

« Les cambriolages, le pire du pire »

Avez-vous déjà obtenu des résultats sur le terrain ?

Il y a deux trafics auxquels nous avons mis un stop récemment avec, par exemple, la saisie de plus d’un kilo de drogue (cannabis, cocaïne). On commence déjà, il y a du nettoyage. On veut redonner un peu de couleur à un quartier difficile en écrémant cette délinquance.

Quid des cambriolages et des vols, qui sont un fléau chez nous ?

C’est le pire du pire et avec le changement d’heure, on sait qu’il va y avoir des razzias, que les cambrioleurs tapent dans les logements où il n’y a pas de lumière à la tombée de la nuit. Il faut multiplier la prévention et les contrôles pour que notre présence soit dissuasive. C’est aussi pour cela qu’il faut développer la vidéo-protection dans les communes alentour comme à Archamps et pour recouper les passages à la suite de vols et solutionner au maximum cette problématique.