Prison du Pax à Annemasse: le témoignage poignant de Bernard Herszberg

À la Libération, les enfants du dernier convoi de Marianne Cohn, dont les frères Herszberg, posent autour du maire Jean Deffaugt.
À la Libération, les enfants du dernier convoi de Marianne Cohn, dont les frères Herszberg, posent autour du maire Jean Deffaugt. - DR

«  On a eu 75 ans de rab  », avaient joliment coutume de dire entre eux Bernard et Léon Herszberg. Ces deux frères faisaient partie du dernier convoi de la résistante Marianne Cohn. À l’époque, en 1944, Bernard a onze ans. Léon en compte cinq de plus. Bernard et Léon sont des Juifs polonais de Nancy. Leur père Chil est déporté le 12 septembre 1942 à Auschwitz, d’où il ne reviendra jamais. Leur mère Myska, prénommée Régine sur sa fausse carte d’identité, se réfugie à Limoges chez une ouvrière de la chaussure. «  Vous avez de bons papiers mais un mauvais accent, soyez prudente  », la prévient cette dernière.

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