L’abandon des animaux de compagnie bientôt sanctionné par une loi ?

Chaque année, 100 000 animaux sont abandonnés en France. Photo d’illustration Pixabay
Chaque année, 100 000 animaux sont abandonnés en France. Photo d’illustration Pixabay

Les Français sont champions d’Europe… du nombre d’abandons d’animaux. Triste record avec 100 000 animaux abandonnés chaque année, dont 60 000 durant l’été. Pour le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, « il faudra » que l’abandon d’animaux de compagnie, « soit puni par la loi ». « On ne prend pas un animal de compagnie pour se faire plaisir. Et puis quand je pars en vacances, je l’abandonne. Moi, tous les gens que je rencontre, qui aiment leurs animaux, ne les abandonnent pas. Ils les traitent bien », a insisté le ministre qui confie avoir lui-même toujours eu un chien.

Didier Guillaume précise tout de même que « ce n’est pas » lui « qui vote la loi ». En réalité, une loi existe déjà pour punir l’abandon d’un animal. Le code pénal considère l’abandon comme un acte de cruauté, au même titre que la maltraitance animale. L’article 521-1 du Code pénal établit qu’« e xercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. »

Un projet de loi

Dans le cas d’un abandon, il est souvent difficile de remonter jusqu’au propriétaire. De plus, pour la SPA, les peines encourues « ne semblent souvent pas dissuasives ». Début juillet, quelques jours après le lancement d’une nouvelle campagne de sensibilisation de la fondation 30 Millions d’amis, « We are the champions », 240 parlementaires se sont engagés, dans une tribune du JDD , à déposer une proposition de loi « pour en finir avec les abandons d’animaux ». Selon eux, les sanctions (30 000 euros et deux ans de prison) sont insuffisantes.

Les députés et sénateurs, majoritairement LR et LREM avaient notamment proposé la stérilisation obligatoire des chats, plus de sensibilisation à l’école et une « moralisation du commerce des animaux ».