(VIDEO) Chambéry : Cémoi, la confiserie met un coup d’accélérateur sur le bio

À peine arrivé sur le parking de la chocolaterie Cémoi que la douce odeur de confiseries saute aux narines, et met la salive à la bouche. « C’est ce qu’on nous dit à chaque fois mais on ne sent plus du tout cette odeur ! ».

Comme ses collègues, Benoît Malard, technologue, en charge de l’industrialisation, affiche la même passion après 35 ans dans le chocolat face aux défis qu’est en train de relever l’usine Cémoi de Chambéry.

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Un véritable site confiseur avant tout

L’ancienne usine Coppelia entrée dans le giron Cémoi en 1986 est devenue le site incontournable du groupe français, dont le siège se trouve à Perpignan. C’est à Chambéry que sont produits pâtes de fruits, liqueurs, dragées chocolatées, orangettes, chardons et dernièrement des barres énergétiques. «  Ici, c’est un véritable site confiseur. Sur le site de Chambéry, 4 000 tonnes de pâtes de fruits sont produites à l’année sur 6 000 tonnes tout confondu », souligne Norbert Brasselet, nouveau directeur de l’usine, en place depuis janvier 2019.

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Passer d’une production saisonnière à du permanent

Et ce n’est pas un hasard, s’il est à la tête de la chocolaterie Coppelia Cémoi. Cette année, le site chambérien lance de nouveaux produits qui doivent marquer un tournant dans l’ADN du site local. « Ici, on fait traditionnellement du saisonnier, c’est-à-dire du chocolat pour Noël et Pâques mais le but c’est de développer la production à l’année », poursuit le directeur.

L’objectif pour Chambéry est de muter vers une production de chocolat et de confiserie permanente. « C’est pour ça que je suis ici, je viens d’usines permanentes où on travaille avec des restaurateurs et des artisans toute l’année, à la différence des usines saisonnières ».

Contrairement à d’autres usines du groupe en France qui fabrique le chocolat, le site de Chambéry reçoit le chocolat pour le transformer. Et c’est ce qui se passe avec le nouveau produit phare, les barres de céréales à destination des sportifs : « le sportif fait du sport du 1er janvier au 31 décembre ». Et l’autre grand chantier que prépare Cémoi s’articule autour de la pâte de fruits bio. « Ça fait 20 ans qu’on fait du chocolat bio mais on s’est fait devancer par nos concurrents parce que nous n’avons pas su communiquer dessus », regrette Norbert Brasselet. Avec la pâte de fruits bio, Cémoi espère élargir la cible de ses consommateurs et ce toute l’année, entre autres avec le goûter des enfants.

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Vous mangez du chocolat Cémoi sans le savoir !

Oui, vous mangez peut-être du chocolat Cémoi sans le savoir. Et pour cause, 80 % de la production du groupe se fait en marques de distributeurs, c’est-à-dire sans que la marque Cémoi ne soit visible.

Un marché comme un autre mais surtout une volonté à l’époque de Georges Poirrier, repreneur de Cémoi à partir de 1962, qui voyait dans le développement des gammes pour les marques des grandes surfaces, une opportunité. En dix ans, Cémoi était devenu grâce à cette stratégie le premier producteur français de tablettes de chocolat.