Annecy : de la prison avec sursis pour le conducteur qui avait renversé un enfant sur un passage piéton

L’accident avait eu lieu avenue d’Albigny le 23 juillet.
L’accident avait eu lieu avenue d’Albigny le 23 juillet.

L’accident avait fait grand bruit, le 23 juillet dernier, à Annecy, quand un enfant de 6 ans avait été renversé par une voiture avenue d’Albigny, sur le passage protégé situé entre les feux de Bonlieu et de la préfecture. Il était 13 h 30 ce jour-là et la circulation était dense sur les bords du lac bondés de vacanciers en quête d’un coin de plage. Un jeune estivant de 18 ans, permis de conduire en poche depuis cinq jours, déboitait en changeant de file et ne voyait pas le passage piéton sécurisé en double traversée. Il percutait alors un enfant de 6 ans marchant à côté de son père. Projeté à plus de 8 mètres du choc, le petit était sérieusement blessé à la tête et au bassin. À la barre, lundi 1er février, son père déclare que désormais son fils « va mieux, n’a pas de séquelles » mais reste apparemment traumatisé psychologiquement.

« J’essayais de me mettre à la hauteur de la voiture pour lui faire un geste... »

Avec une vitesse limitée à 30 km/h à cet endroit, le jeune prévenu précise de son côté qu’il ne roulait pas vite, « peut-être à 40 », au volant de sa Golf. « J’accélérais, j’enclenchais la deuxième ». Dans le flux d’une circulation importante, le prévenu, sur la file de gauche, a d’abord été surpris par le demi-tour d’une voiture qui lui a coupé la route. Il l’a dépassée sur la droite puis a accéléré, sans voir l’enfant qui traversait.

« J’essayais de me mettre à la hauteur de la voiture pour lui faire un geste…(d’agacement), j’ai dû piler et me déporter, j’ai failli lui rentrer dedans », explique le prévenu. Un geste qui a eu, pour conséquence, une déconcentration fatale à sa conduite. « Vous étiez agacé par le conducteur », lui fait remarquer le président.

Ni alcool, ni stupéfiants

Pour la défense, Me Patricia Lyonnaz a brossé le profil d’un étudiant sérieux, sans antécédent judiciaire, qui avait tout juste le permis de conduire. Il avait suivi le processus de la conduite accompagnée et n’était pas sous l’emprise d’un état alcoolique au moment de l’accident.

Le tribunal a condamné le jeune conducteur à 6 mois de prison avec sursis, a prononcé l’annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser avant 2 mois et obligation d’effectuer un stage sur la sécurité routière dans un délai de 6 mois.