Le couvre-feu à 18h étendu à l’ensemble du territoire, les stations de ski toujours dans le flou

Le couvre-feu à 18h étendu à l’ensemble du territoire, les stations de ski toujours dans le flou
Twitter @JeanCASTEX

Jean Castex a tenu ce jeudi 14 janvier une conférence de presse en compagnie de six de ses ministres : Olivier Véran (Santé), Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale), Bruno Le Maire (Économie et Finances), Élisabeth Borne (Travail), Roselyne Bachelot (Culture) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur).

Alors que les stations de ski sont toujours dans l’attente d’une date de réouverture pour les remontées mécaniques, aucune annonce n’a été faite en ce sens.

Les principales annonces :

– Le couvre-feu est avancé à 18 heures à partir de samedi 16 janvier.

– À partir du 18 janvier, en plus des personnes de plus de 75 ans, les personnes présentant des pathologies qui les rendent pus vulnérables au Covid-19 pourront aussi se faire vacciner, après avis de leur médecin. La liste des pathologies concernées est disponible sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Il s’agit des patients : atteints de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ; atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ; transplantés d’organes solides ; transplantés par allogreffe de cellules-souches hématopoïétiques ; atteints de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ; atteints de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COS et les filières de santé maladies rares) ; atteints de trisomie 21.

– Plusieurs méthodes sont possibles pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner : par internet (www.sante.fr) ou par téléphone (0.800.009.110)

– Des discussions sont en cours avec la Suisse au sujet des déplacements transfrontaliers.

– Le télétravail est maintenu pour tous les salariés qui le peuvent.

19h49

Fin du direct

19h48

Jean Castex précise : « Je ne suis jamais alarmiste, je suis vigilant. » Il assure avoir toujours privilégié le critère sanitaire. « Nous avons des indicateurs épidémiologiques qui auraient rendu excessif un reconfinement ».

« Les chiffres ne sont pas exceptionnellement bons et il faut se préparer, notamment à cause des nouveaux variants. C’est un dosage extrêmement difficile à trouver »

À combien sont chiffrées les nouvelles aides ?

Bruno Le Maire précise que les mesures annoncées coûtent 4 milliards d’euros par mois. Ces 4 milliards n’incluent pas les coûts liés à l’activité partielle. « Nous avons les moyens d’assumer ces coûts ». Il y a également des reports de dépenses qui avaient été prévues. « C’est un choix de justice et de raison. Aucune de ces entreprises n’a demandé à fermer, elles sont victimes des règles sanitaires. Nous protégeons des compétences, des entreprises, ce qui garanti la reprise économique ». Cette dette publique devra être remboursée quand la crise sanitaire sera dernière nous, sur la base d’une stratégie.

Jean Castex ajoute « si on ne faisait pas tout cela, combien de drames humains ? Quel coût économique ? C’est un choix qui nous honore ».

« Ce deuxième confinement a produit des résultats sanitaires plutôt satisfaisants sans faire s’effondrer complètement l’économie ».

En quoi les règles sanitaires vont être durcies dans les écoles ?

« L’école est une priorité ». Jean-Michel Blanquer précise qu’avant les vacances de Noël, il y avait un taux de 0,3 % de contamination dans les lycées. « Depuis le retour des vacances, nous regardons les contaminations dans le milieu scolaire ». La courbe est similaire à celle du retour des vacances de la Toussaint. « Ce chiffre est forcément sous-estimé par rapport aux données réelles ». Les contaminations chez les enfants ont majoritairement lieu pendant les vacances.

« Nous avons des points de fragilité dans le quotidien des élèves ». La solution de facilité serait de fermer les cantines. « Les inconvénients seraient sûrement supérieurs aux avantages ». Les mesures sont des mesures d’encadrement pus rigoureux de la cantine, pouvant aller jusqu’à la fermeture. « c’est un sujet de dialogue quotidien avec les collectivités locales ».

Les autres mesures sont l’hybridation dans le secondaire et les mesures concernant la suspension de l’éducation physique et sportive. « L’activité physique des enfants ce n’est pas négligeable ». les activités physiques de plein air restent possibles.

Est-ce qu’il y a certains établissements culturels qui pourront rouvrir avant les autres ? Quel critère est pris en compte ?

Roselyne Bachelot précise l’influence des nouveaux variants. « Nous travaillons dans deux directions ». Les liens avec le ministère de la santé ont été renforcés, des groupes de travail en commun regardent l’impact des contaminations dans les lieux de culture. « Nous regardons des expérimentations qui sont menées à l’étranger. » Deux organisations vont mener des expérimentations, avec des conditions extrêmement strictes.

Le deuxième axe est de travailler avec les acteurs de la culture à un modèle « résilient ». « Le monde de la culture est extrêmement facilitateur dans ce domaine et prêt à accepter des conditions très strictes ».

Un calendrier glissant pourrait être fait pour des ouvertures échelonnées en fonction des conditions sanitaires.

19h30

Comment comptez-vous atténuer les effets négatifs du couvre-feu à 18h ?

Jean Castex répond. La concentration de personnes dans les grands centres commerciaux doit être évitée en respectant les jauges. « Il faut que chacun s’astreigne à respecter cela ».

Que va-t-il être fait pour les personnes qui ne peuvent pas se rendre en centre de vaccination par elle-même ?

Les acteurs locaux sont sollicités pour trouver des solutions adaptées : la mise à disposition de transport, des équipes mobiles… « Je fais confiance aux acteurs des territoires pour apporter des solutions adaptées ».

Les déplacements seront-ils restreints pendant les vacances d’hiver ?

Il est encore trop tôt pour le dire. « Je ne recommande pas d’annuler les réservations ».

Que va-t-il se passer pour les travailleurs frontaliers avec la Suisse ?

Des discussions vont avoir lieu avec la Suisse.

Comment les personnes plus fragiles sauront-elles si elles peuvent se faire vacciner ?

Les pathologies concernées sont indiquées sur le site du ministère de la santé, précise Olivier Véran. Les personnes doivent aller voir leur médecin qui lui délivrera une ordonnance pour le vaccin.

19h21

Pourquoi le vaccin pourrait freiner la contamination ?

Olivier Véran explique que les premières observations tendent à le montrer. « On a de bonnes raisons d’espérer ». Le variant est sensible au vaccin car le vaccin cible une protéine qui n’est pas concernée par le variant. « Le nombre de vaccination continue d’augmenter et s’amplifiera ».

La vaccination sera-t-elle ouverte à l’ensemble des professionnels de santé en capacité de vacciner ?

Tous les professionnels de santé, même étudiants et retraités peuvent être amenés à vacciner dans les centres de vaccination. Quand il y aura d’autres vaccins, le maillage en pharmacie et cabinet médicaux pourra être utilisé.

Est-ce que les concours et examens vont se dérouler normalement ?

La réunion de demain aura pour objectif de voir comment les perspectives de fin 2020 se déploient. Il faudra identifier éventuellement un calendrier. Il ne s’agit pas d’un plan de réouverture des universités. Frédérique Vidal précise que les établissements peuvent organiser les examens et concours à distance ou en présentiel. En ce qui concerne les examens et concours nationaux, ils ont lieux en présentiel, avec des protocoles sanitaires stricts.

Qu’en est-il du télétravail ?

Jean Castex précise que les règles n’ont pas changé. Élisabeth Borne rappelle que depuis fin octobre il doit être utilisé au maximum notamment pour limiter les interactions sur le trajet domicile/travail. Le protocole a évolué depuis le 7 janvier en permettant au salarié en télétravail à 100 % et qui en exprime le besoin, de revenir une journée par semaine maximum en entreprise.

19h13

Jean Castex reprend la parole.

Il recommande aux Français d’aller se faire vacciner. « Nous devons faire preuve de patience et de responsabilité » car la vaccination ne sera pas efficace avant plusieurs mois.

Il rappelle l’utilité des gestes barrières et salue la mobilisation des personnels soignants.

« Une course de fond est engagée »

19h12

Roselyne Bachelot présente les mesures pour la culture.

« Nous devons sans joie nous résoudre à vivre avec des lieux culturels fermés au public ».

« Nous continuerons à soutenir et à accompagner les acteurs culturels jusqu’à ce que les conditions de fonctionnement soient assurées ».

Les mesures pour les entreprises s’appliquent aussi aux entreprises culturelles. Les dispositifs spécifiques pour la culture sont maintenus avec une attention particulière sur la préservation de l’emploi culturel et les artistes auteurs.

« Avec les professionnels, nous sommes en train de créer un dispositif qui nous permettra de rouvrir et de revenir à un fonctionnement normal ».

Les répétitions, les tournages, les captations sans public restent possibles. « Pour l’instant, la situation est trop dégradée pour envisager une date de réouverture ».

19h08

Élisabeth Borne évoque la question de l’emploi.

3 millions de salariés sont actuellement en activité partielle. « Avec les nouvelles restrictions sanitaires nous avons décidé de continuer ce soutien massif ». Pour les entreprises qui sont fermées totalement ou partiellement, l’État continuera de prendre en charge 100 % de la rémunération des salariés. Pour les entreprises des secteurs protégés, l’État prendra en charge 100 % des salaires jusque fin février. À partir de mars, ce sera seulement en cas de baisse de 80 % du chiffre d’affaires.

« J’invite les entreprises qui anticipent des baisses d’activité plus durable à conclure des accords avec les représentants du personnel et à s’engager dans des dispositifs d’activité partielle de longue durée »

19h05

Près de 600.000 entreprises ont souscrit des prêts garantis par l’État. « Nous allons permettre à toutes les entreprises qui le souhaitent de différer d’un an le remboursement de ces prêts ». Ce différé est de droit pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

« J’invite toutes les entreprises à contacter leurs banquiers pour revoir l’amortissement de leurs prêts ».

Les banques se sont également engagées à examiner favorablement toute demande de report d’échéance de prêt par les entreprises en difficulté.

« Nous maintiendrons en janvier les exonérations de cotisations sociales ». L’objectif est de 0 charge sociale pour les entreprises qui sont fermées ou lourdement pénalisées.

« Il sera possible de différer l’amortissement comptable des biens sous-utilisés en 2020 ». Les hôtels, les remontées mécaniques, les restaurants, les salles de sport sont concernés.

L’ensemble de ces mesures représentent un coût d’environ 4 milliards d’euros par mois. « Au-delà de ce soutien économique, nous voulons préparer l’avenir ».

Il y a trois enjeux stratégiques : permettre aux Français d’injecter dans l’économie française l’épargne réalisée. Il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. Le deuxième enjeu est d’engager la relance économique. Le dernier enjeu concerne les fonds propres des entreprises. « Ils sont décisifs pour qu’elles innovent, investissent ». Des prêts participatifs seront mis en place, les modalités seront annoncées le 25 janvier.

18h59

Bruno Le Maire présente les mesures prises pour soutenir les entreprises. « Plus les mesures durent, plus elles sont difficiles à supporter pour les entrepreneurs qui ne souhaitent que travailler dans des conditions normales. »

« Nous ne pouvons pas donner de visibilité sur un calendrier de sortie de crise ».

Le dispositif de soutien durera aussi longtemps que nécessaire. « Nous l’adapterons à la réalité de la situation de chacun ». Le pilier de ce soutien reste le fonds de solidarité. Un nouveau formulaire pour les aides de décembre sera disponible demain pour un versement dès la semaine prochaine.

Le produit de la vente à emporter et de la livraison à domicile ne sera pas intégré dans le chiffre d’affaires de référence pour l’aide. « Cela restera la règle pour les mois à venir ».

Les fournisseurs de la restauration ont droit aujourd’hui à une aide plafonnée à 10.000 euros. Cette aide pourra être calculée en pourcentage du chiffre d’affaires (20 %), dans la limite de 200.000 euros. C Cela sera applicable pour le mois de décembre. Il n’y aura pas de limite dénombre de salariés. Il faudra avoir perdu 70 % de son chiffre d’affaires pour en bénéficier.

En ce qui concerne les coûts fixes, des aides seront également mises en place. Les hôtels, les salles de sport, les bowlings peuvent par exemple être concernés.

Des mesures sont prises pour aider les viticulteurs en particulier. Ils sont touchés par des répercussions du conflit Airbus/Boeing sur leur marché d’export aux États-Unis. Ils pourront recevoir une aide et également bénéficier de la prise en charge des coûts fixes sous conditions.

18h51

Jean Castex reprend la parole.

Il espère une sortie de crise d’ici l’été.

« La France a fait ce qu’il fallait pour venir en aide aux entreprises. »

« Nos mesures de soutien ont été mises en place rapidement, nous les avons renforcées et adaptées. »

« Beaucoup voudraient plus de visibilité, ces questions sont légitimes. »

Il est difficile d’y répondre de manière précise. La fixation d’échéances est une priorité. Les dispositifs de soutien seront maintenus aussi longtemps que nécessaire.

« Nous ne devons pas ajouter d’incertitude économique à l’incertitude sanitaire »

18h48

Olivier Véran évoque la stratégie de vaccination.

Au total, 6,4 millions de Français sont appelés à se faire vacciner. Les plus de 75 ans et les personnes présentant des pathologies graves.

Plusieurs méthodes sont possibles pour prendre rendez-vous : par internet ou par téléphone (0.800.009.110)

« Même si ça prend du temps, vous serez vacciné »

Si les lignes téléphoniques devaient être surchargées, « ce serait temporaire ». Le site internet a été renforcé. Il sera pleinement opérationnel demain.

Chaque centre sait de combien de doses il dispose pour gérer les rendez-vous au mieux.

18h42

Jean Castex reprend la parole.

« Nous devons consacrer toutes nos forces à la campagne vaccinale » qui offre une « vraie perspective de sortie de crise ».

100.000 personnes ont été vaccinées lors de la première semaine de janvier. 250.000 devraient l’être cette semaine. Dès lundi, la vaccination sera ouverte à toutes les personnes de plus de 75 ans.

On ne vaccine pas tout le monde « tout de suite » car il faut d’abord protéger les personnes qui risquent le plus d’être atteintes d’une forme grave. « C’est une question éthique mais aussi d’efficacité ».

Dès lundi 18 janvier, la vaccination sera ouverte aux personnes présentant une des pathologies conduisant à un très haut risque de forme grave. 700 centres de vaccination seront ouverts. Il sera possible de prendre rendez-vous par téléphone ou par internet dès demain matin 8 heures.

« Tout le monde ne pourra pas avoir un rendez-vous immédiatement, nous dépendons des livraisons de vaccin qui dépendent du rythme de production »

D’autres vaccins pourraient être autorisés dans les prochaines semaines.

18h37

Frédérique Vidal présente les dispositions pour l’enseignement supérieur.

« Seul un nombre très restreint d’enseignement a pu se tenir en présentiel ».

« Cette situation est très difficile pour les étudiants. »

« Nous sommes mobilisés pour accompagner ces 2,7 millions d’étudiants qui sont l’avenir de notre pays ».

Des dispositifs ont été émis en place pour soutenir financièrement les étudiants. « Ils ne sont pas suffisants ».

Des référents sont à l’œuvre dans les résidences universitaires. « Le nombre de psychologues dans les universités sera doublé ce semestre ».

« Nous avons pleinement conscience du découragement qui va croissant chez les étudiants ».

« En attendant que la campagne de vaccination nous permette de retrouver une vie normale, nous devons permettre aux étudiants de renouer le contact en présentiel ».

Dès la semaine du 25 janvier, les travaux dirigés pourront reprendre en demi-groupe pour les étudiants de 1ere année.

« Dès demain, nous allons construire les conditions qui permettront le retour des étudiants ».

Des dépistages individuels ou collectifs seront déployés en partenariat avec les rectorats et les Agences régionales de santé.

18h32

Jean Castex reprend la parole.

« Nous sommes toujours dans une logique préventive ». Dans le supérieur, les enseignements sont passés à 100 % à distance. De nombreux étudiants ressentent de grandes difficultés psychologiques. « Nous avons arrêté un certain nombre de dispositions pour créer de l’emploi pour les étudiants, pour aider à la prise en charge psychologique quand c’est nécessaire. Il n’est pas certain que ces mesures soient suffisantes. »

À partir du 25 janvier, les travaux dirigés des étudiants de première année pourront reprendre en petits groupes. « Je recevrai demain avec la ministre de l’enseignement supérieur les présidents d’université et les organisations étudiantes ».

18h30

Jean-Michel Blanquer prend la parole pour évoquer les mesures prises dans les écoles.

« Depuis le début de la crise nous voulons assurer la continuité des apprentissages et préserver la santé des élèves. »

« Il est de première importance de maintenir ouvertes les écoles ».

« En milieu scolaire, la circulation du virus reste relativement maîtrisée »

Les lycées continueront à fonctionner de manière « hybride » au-delà du 20 janvier. Les deux tiers des lycées sont entrés dans ce mode de fonctionnement. Une vigilance particulière est apportée aux élèves de terminale.

Le mode hybride peut être autorisé au cas par cas dans les collèges, pour les 4e et les 3e.

Des mesures seront prises pour les cantines scolaires. « C’est le moment où on enlève son masque ». Les élèves d’une même classe mangeront ensemble à une même table. Le brassage sera évité au maximum. En dernier recours, des repas à emporter seront proposés.

Dans l’enseignement secondaire, l’hybridation permet normalement d’assurer le temps du repas dans de bonnes conditions sanitaires.

Les cours d’EPS sont modifiés : les pratiques d’intérieur sont suspendues, qu’elles soient scolaires ou extrascolaires.

La stratégie de test « prend un nouveau tour ». Dès le mois de janvier, des tests seront massivement déployés dans les établissements. « Le traçage des cas contacts va continuer mais aussi la possibilité pour certains établissements d’avoir la venue d’une équipe de dépistage à chaque fois qu’il y aura trois cas de contamination ».

« Nous continuerons aussi à fermer des classes, des écoles, des collèges quand c’est nécessaire ».

18h22

« La situation actuelle ne requiert pas la mise en place d’un nouveau confinement ».

Les niveaux de contamination sont moins élevés que dans d’autres pays où l’épidémie « flambe ». Si la situation épidémique se dégradait, un nouveau confinement pourrait être mis en place. « Nous devons nous préparer à toute éventualité ».

Plusieurs pays européens ont choisi de fermer les écoles ou de repousser la rentrée scolaire. « Nous souhaitons tout faire pour l’éviter ».

Le protocole sanitaire dans les cantines sera renforcé. Les activités physiques et sportives scolaires et extrascolaires en intérieur sont suspendues.

300.000 tests par semaine seront effectués dans les écoles.

18h20

« Le conseil scientifique a confirmé l’utilité du couvre-feu ».

La circulation virale concerne désormais tout le territoire. « Cette mesure de couvre-feu obéit à une logique de freinage préventif et évite de passer à des mesures plus difficiles »

À partir de samedi 18h, chacun devra être chez soi. les dérogations seront les mêmes que celles du couvre-feu à 20 heures. « Il ne sera pas possible de sortir pour raison personnelle ». Tous les établissements recevant du public seront fermés à 18 heures.

« Dans la plupart des départements, des dérogations pour ouverture le dimanche ont pu être accordées ».

« J’ai demandé de veiller au strict respect des jauges pour limiter les flux »

18h17

Jean Castex reprend la parole.

« Nous devons tout faire pour éviter que cette souche progresse rapidement ».

Les conditions d’entrées sur le territoire national vont être durcies. À compter de lundi, tous les voyageurs qui veulent venir en France d’un petit extérieur à l’union européenne, devront présenter un test négatif. les personnes concernées devront s’engager à s’isoler 7 jours et à refaire un test. Pour les rares pays où ce ne sera pas possible, u laissez-passer pourra être accordé. Dans ce cas, la personne devra se faire tester en arrivant en France.

En provenance d l’Union européenne, notamment l’Irlande et le Danemark, les ministres vont travailler à un cadre en vue du conseil européen du 21 janvier. Ce cadre comportera des exceptions pour les frontaliers. Dans les départements d’outre-mer, des mesures supplémentaires seront prises.

Des mesures d’urgence ont été prises aux Comores pour restreindre les déplacements à risque.

« J’ai demandé au ministre de l’intérieur de prévoir des mesures de contrôles »

À partir de samedi, le couvre-feu commencera à 18h sur l’ensemble du territoire métropolitain pour au moins 15 jours.

18h12

Olivier Véran prend la parole pour évoquer les nouveaux variants du Covid-19.

Il s’agit de mutations génétiques d’un virus. Certaines peuvent le renforcer. « C’est ce qui nous inquiète ». Le premier variant est celui identifié en Angleterre. Il est plus contagieux (de 30 à 70 %) et potentiellement plus contagieux chez les enfants. Il ne donne pas davantage de formes graves. Ce variant est probablement sensible au vaccin. « Ce variant s’est répandu progressivement sur le territoire anglais jusqu’à devenir majoritaire ».

Pur l’empêcher de circuler, l’ensemble de la communauté scientifique est mobilisé pour le traquer. Pour 100 cas diagnostiqués en France, il y en a 1 ou 1,5 du variant anglais. Le conseil scientifique demande une surveillance renforcée des enfants. La société française de pédiatrie ne recommande pas de fermer les écoles mais enjoint d’augmenter les dépistages.

« Nous mettons tout en œuvre pour empêcher la diffusion de ce virus, notamment avec des contrôles aux frontières ». Le contact tracing est renforcé.

Le deuxième variant vient d’Afrique du Sud. Il est vraisemblablement plus contagieux. On a moins de données scientifiques sur les symptômes. « Nous mettons tout en œuvre pour dépister ces cas, il n’y en a que quelques-uns à ce stade. »

18h07

« Les résultats de notre stratégie nous placent dans une situation plus qu’honorable ».

La situation reste préoccupante, même si elle s’est stabilisée avec une moyenne de 16.000 contaminations par jour. « Nous avions hier 24.000 personnes hospitalisées en France, parmi elles 2.711 étaient hospitalisées en réanimation ».

« Notre situation est maîtrisée mais fragile »

L’émergence de nouvelles souches plus contagieuse est inquiétante.

18h05

Jean Castex va présenter l’état de la situation sanitaire et annoncer les mesures prises. « Le virus continue de circuler activement ».

« En France, nous avons été un des premiers pays touchés de façon violente par la deuxième vague. »

« Face à cette situation, tous les pays ont pris des mesures de restriction. La France a fait un double choix qui nous a distingués. » Le premier a été de ne pas attendre pour décider d’un confinement « adapté ». Le deuxième choix a été de lever partiellement et progressivement les mesures et en instaurant un couvre-feu depuis le 15 décembre à 20 heures.

« Je pense sincèrement que notre stratégie à la fois préventive et réactive a été la bonne »

18h02

Début de la conférence de presse