Immobilier : Annecy, deuxième ville la plus chère de province!

La rue du Lac est aujourd’hui la plus prisée, et la plus chère, d’Annecy.
La rue du Lac est aujourd’hui la plus prisée, et la plus chère, d’Annecy.

Un nouveau palmarès évoque - et confirme du même coup - la cherté d’Annecy sur le marché immobilier. D’après le dernier baromètre LPI-SeLoger, qui a dressé un top 10 des grandes villes (plus de 100 000 habitants), la Venise des Alpes est la cinquième ville de France la plus coûteuse en la matière derrière Paris, Boulogne-Billancourt, Montreuil et Lyon, mais devant Bordeaux. Soit la deuxième ville de province.

D’après le baromètre, le prix du m2 en 2020 y était de 5243 euros, en hausse de 5,2% par rapport à 2019. Seule Lyon fait mieux - ou pire selon les points de vue - avec un prix de 5652 euros le mètre carré. Bordeaux suit, devant Nice, Nantes ou encore Aix-en-Provence. « Ce classement ne fait pas la distinction entre les appartements et les maisons, ni même entre les quartiers, mais il est vrai que les prix sont toujours en légère hausse », analyse Thierrry Delville, négociateur à l’agence Les Damiers. Et d’ajouter que les professionnels sont unanimes. La pénurie de biens dans l’ancien et une demande toujours importante conduisent évidemment à une tension du marché et, par ricochet, à une augmentation des prix. « Il y a en revanche un nouveau comportement chez les acheteurs, précise l’expert. Ils prennent beaucoup plus le temps qu’avant pour réfléchir et faire une offre. Ils sont aussi plus regardants. »

La rue du lac très prisée

Le quartier du lac, situé entre le quai Eustache-Chappuis et la vieille-ville, est sans conteste le plus en vue aujourd’hui et fait la course en tête devant le secteur des Galeries Lafayette ou même la rue Sommeiller. « Dans certains immeubles et en fonction de la qualité du produit, ça peut monter jusqu’à 10 000 euros le m2. Les meilleurs biens et au juste prix peuvent partir en 48h », dévoile Thierry Delville. Pour l’année qui s’ouvre, le spécialiste ne voit pas de baisse à l’horizon, mais pourquoi pas un début de stabilisation à la hausse. « Tout sera dépendant de la demande et du contexte sanitaire. Il faut aussi tenir compte d’un marché du neuf à l’arrêt avec la nouvelle municipalité. Le manque de constructions nouvelles peut entrainer un report de la clientèle vers l’ancien et une hausse inévitable des prix. »