Les remontées mécaniques, les bars et restaurants et les lieux culturels restent fermés

Jean Castex tient une conférence de presse jeudi 7 janvier à 18 heures.
Jean Castex tient une conférence de presse jeudi 7 janvier à 18 heures. - Photo d’archives

Jeudi 7 janvier, le premier ministre tenait une conférence de presse pour faire le point sur la stratégie vaccinale et les mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19. De nombreuses questions restaient en suspens, notamment au sujet de l’ouverture des remontées mécaniques. Les acteurs de la montagne n’ont pas obtenu satisfaction.

Ce qu’il faut retenir

– Les remontées mécaniques restent fermées. La situation sera réévaluée le 20 janvier pour décider si elles pourront rouvrir pour les vacances de février.

– Les bars, restaurants et lieux culturels restent fermés. Leur situation sera réévaluée également le 20 janvier mais ils ne peuvent pas espérer une réouverture avant la mi-février.

– La stratégie de vaccination va accélérer dans les semaines à venir

– Les écoles restent ouvertes

– Il n’est pour le moment pas question de reconfiner mais 10 départements supplémentaires pourraient avoir un couvre-feu étendu. Selon les informations de BFMTV, la Haute-Savoie en ferait partie.

19h20

Fin du direct

19h19

Y a-t-il un problème de production ou de logistique sur le nombre de vaccin ?

Agnès Pannier-Runacher : « Nous en sommes à 500.000 doses livrées chaque semaine, nous sommes dans les délais »

La deuxième dose du vaccin Pfizer va être reportée, est-ce qu’il y a un risque sur l’efficacité du vaccin ?

Jean Castex : « Il y aura bien une deuxième injection. »

Olivier Véran : « On ne prend pas de décision qui pourrait être dangereuse. La deuxième injection ne peut pas avoir lieu moins de trois semaines après la première. Une injection plus tardive ne pose pas problème selon les données dont nous disposons. »

Jean Castex se fera vacciner quand son tour viendra.

19h16

« Dans la négociation menée avec les laboratoires, nous avons veillé à ce qu’il y ait des chaînes de production en Europe »

« À chaque fois, celui qui a conçu le vaccin, va chercher un spécialiste de l’industrialisation pour monter en puissance. Ces spécialistes ont des sous-traitants homologués » Ils vont ensuite vers les plus gros sites pour être efficace.

Sur certains vaccins, la France est positionnée sur la fabrication des principes actifs, sur d’autres sur le conditionnement.

Cette production est liée à un appel à projet lancé en juin. Certains sous-traitants bénéficient d’un soutien public pour accélérer la production.

Jean Castex reprend la parole. « On gère quelque chose qui s’est installé dans la durée ».

La stratégie tester, isoler, protéger va probablement continuer encore. « Elle est sans doute l’une des plus performantes d’Europe ». Il y a encore des progrès à faire, notamment sur l’isolement.

« Il y a des difficultés mais les tests sont rapides et sûrs en France. Des moyens considérables sont mis pour assurer le traçage. »

« C’est aussi la durée, le sérieux dans l’administration des vaccins qui renforceront la confiance de nos concitoyens. »

« Nous devons répondre à ceux qui veulent être vaccinés mais aussi, parce qu’on ne fait pas les choses n’importe comment, susciter le plus d’adhésion possible »

« C’est une question logistique majeure mais aussi une question psychologique ».

19h08

Les démarches pour ouvrir un centre de vaccination vont-elles être simplifiées ?

« La priorité, ce sont les ehpad. Beaucoup de maires se portent volontaires pour organiser des centres de vaccination. Ce sont les préfets qui pilotent les opérations. »

Des rumeurs courent sur des achats de doses supplémentaires de vaccins par d’autres pays ?

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’industrie, précise que les quantités ont été verrouillées il y a 6 à 7 mois. « Ce sont les quantités qui vont être livrées aujourd’hui. »

« Nous sommes face à une prouesse industrielle. »

« Ce qui est négocié aujourd’hui, ce sont des quantités qui arriveront au deuxième semestre, voire en fin de deuxième semestre. Au niveau européen, tels que sont conçus les contrats, il n’est pas possible de livrer les contrats et de donner des doses en plus »

Trois sites en France vont fabriquer des vaccins dans les semaines à venir.

Jean Castex ajoute « dans le cadre de cette discipline européenne, si les doses vaccinales se trouvent être disponibles, la France achètera ».

Agnès Pannier-Runacher précise que les pays sont aussi régulièrement réinterrogés sur les demandes de doses. « Il y a un premier tour et un deuxième tour et certains pays ont renoncé à prendre des doses »

19h00

Interrogé sur les fêtes de fin d’année, le premier ministre précise qu’on en connaîtra l’impact épidémique d’ici le milieu de la semaine prochaine.

Sur la question de la fermeture des écoles : « nous avons connu plusieurs rentrées et nous en avons tiré les enseignements ». La fermeture des écoles est un dernier recours. « Il faut que la situation sanitaire soit gravissime ». La situation dans les établissements scolaires est suivie quotidiennement.

Par rapport à la Grande-Bretagne, des mesures ont été prises pour renforcer la surveillance dans les établissements scolaires.

Les présidents de région ont proposé d’acheter des doses de vaccin. « Les doses reçues maintenant ont été réservées il y a de nombreux mois. Les commandes passées maintenant seront reçues en fin d’année, je ne suis pas certain que l’excellente intention des régions puisse se concrétiser à court terme. »

Olivier Véran précise que les régions sont associées à la concertation sur la stratégie vaccinale. « Il en va de l’intérêt de la nation d’être soudés dans cette période ».

En ce qui concerne le variant anglais, il précise qu’un mode de test pcr permet de repérer ce variant. Quand c’est le cas, il est envoyé en laboratoire pour un séquençage. « On saura combien de cas de variant anglais sont apparus sur le territoire national »

« Nous devons tout faire pour limiter ce variant parce qu’il est plus contagieux. Nous ne voulons pas subir ce que les Anglais ont subi »

On ne sait pas s’il est plus dangereux mais il est plus contagieux.

Par rapport au confinement, Jean Castex répond que la France a reconfiné plus tôt que les autres. « Nous avons sollicité les organismes scientifiques pour évaluer le couvre-feu et voir dans quelle mesure il est efficace par rapport au confinement pour lutter contre la pandémie. »

18h51

Jean Castex reprend la parole.

La vaccination est la priorité nº1. « Nous espérons qu’elle nous fera sortir de la crise »

« Je demande que cessent les polémiques stériles […] On ne peut pas, alors que le match vient de commencer, prétendre qu’il est déjà perdu. »

Le premier ministre souhaite convaincre le plus grand nombre de se faire vacciner. « C’est se protéger soi-même mais aussi protéger les autres »

« Une nouvelle phase de lutte contre la pandémie s’est ouverte »

18h48

Si vous avez 75 ans ou plus, vous devrez remplir un questionnaire sur place. Il y aura toujours un médecin présent sur les centres de vaccination.

Il s’agit d’une injection intramusculaire, dans l’épaule. À l’issue de la vaccination, vous devrez rester 15 minutes sur place, par précaution.

« Nous ferons le maximum pour répondre au maximum de demandes ».

L’ouverture aux 65 ans et plus se fera quand suffisamment de personnes fragiles seront protégées.

« Nous espérons ces vaccins pour le mois de mars, dont certains dans grandes quantités qui pourront être réalisés en ville, directement auprès de votre médecin »

« Il m’est difficile de fixer un nombre de Français qui seront vaccinés avant l’été »

En tout, 75 millions de doses sont commandées.

Le nombre de personnes vaccinées sera publié chaque jour.

« J’ai conscience de l’impatience de ceux qui ont hâte de se faire vacciner »

« Ce qui fera la différence, ce sera notre engagement collectif. »

« Le moment que nous vivons est historique. »

« En nous vaccinant, nous sauverons des vies et nous retrouverons la nôtre »

18h43

Les personnes de 75 ans et plus pourront prendre rdv pour se faire vacciner à partir de la semaine prochaine.

« Nous faisons le maximum pour sécuriser un maximum de doses »

Il y aura deux moyens pour prendre rdv. Le premier, un numéro de téléphone. Le second, un site internet, sante.fr, avec une carte interactive pour prendre rdv directement. Ils seront disponibles à partir du 14 janvier.

La répartition des centres est décidée au niveau départemental.

« Non, il n’a jamais été question d’exiger un consentement écrit pour se faire vacciner. » Il faut simplement s’assurer que la personne ne s’y oppose pas.

« Non, il n’a jamais été question de demander un consentement 5 jours avant. » Les ehpad doivent faire remonter le nombre de doses dont ils ont besoin pour leur date de livraison.

18h40

Olivier Véran reprend la parole pour donner des précisions.

La stratégie vaccinale va être simplifiée et accélérée.

« Le vaccin est sûr, les effets indésirables sont rares »

« Les circuits logistiques ont montré qu’ils étaient pleinement opérationnels. »

Après 48h, le rythme de livraison de nombreux ehpad a été accéléré. « Nous ouvrons également la vaccination aux personnes handicapées qui vivent en établissements spécialisés mais aussi les personnels âgés de 50 ans et plus ou porteurs de comorbidités ».

Au moins un centre de vaccination a été ouvert par département. « Nous visons 1 million de personnes vaccinées d’ici la fin du mois de janvier. Nous souhaitons aller plus loin, plus fort et plus vite. »

La deuxième injection du vaccin Pfizer sera différée à 6 semaines au lieu de 3, ce qui va permettre de vacciner davantage de personnes. En mars, environ 1 million de vaccins sera livré par semaine.

Un autre vaccin, celui de Moderna, a été autorisé dans les mêmes conditions hier. Les premiers vaccins seront livrés dès lundi 11 janvier.

Six centres de vaccinations seront ouverts en janvier dans chaque département.

18h34

Le premier ministre reprend la parole.

« Comment aller plus vite ? Il ne s’agit pas de changer de stratégie mais d’optimiser son déploiement ».

La phase 2, qui ne devait démarrer qu’en février est lancée depuis lundi. « Plus de 45.000 personnes ont été vaccinées au cours des 5 derniers jours ».

Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier.

600 centres de vaccination seront ouverts d’ici la fin du mois de janvier.

Les préfets de chaque département seront les « pilotes » des opérations. Ils travailleront avec les élus locaux, en particulier les maires et les présidents d’agglomération.

Les organisations retenues pourront varier suivant les départements et les territoires.

Les démarches vont être simplifiées pour les populations moins fragiles.

18h30

Les capacités industrielles sont aujourd’hui en forte tension.

Vacciner d’abord dans les ehpad est un impératif « sanitaire et éthique ».

« Nous voulons faire les choses bien, dans le respect de ces personnes »

Le premier ministre donne la parole à Romy Lasserre-Saint-Maurice, directrice d’un ehpad.

« Notre établissement a été fortement touché par la première vague du Covid-19 »

« Depuis près d’un an, nous avons lutté avec tous les moyens dont nous disposions ».

Elle estime que l’arrivée du vaccin est un espoir.

Les médecins traitants se sont mobilisés pour recueillir les consentements. « Cette première phase faite d’échange et d’information est essentielle. »

« Cet échange entre famille et soignants permet de lever les doutes et les inquiétudes »

L’acheminement des vaccins se fait en lien avec une pharmacienne d’officine de ville.

20 résidents ont été vaccinés. « Ils se portent parfaitement bien et ont exprimé leur satisfaction »

30 résidents ont fait part de leur souhait de recevoir le vaccin le 18 janvier.

« Nous sommes prêts »

18h25

« Le vaccin constitue notre principal espoir de sortie de crise »

Le premier ministre reconnaît que le début de la campagne de vaccination a été lent. Des dispositions ont été prises pour accélérer.

Tous ceux qui le souhaitent doivent pouvoir accéder au vaccin

La France a précommandé 200 millions de vaccins qui seront livrés tout au long de l’année 2021

L’objectif est de vacciner en priorité les personnes âgées et souffrant de pathologies chroniques. « Les premiers vaccins permettent surtout de prévenir le développement d’une forme grave de la maladie ». 15 millions de personnes sont concernées.

18h21

« Je ne peux exclure des mesures nationales »

Le premier ministre demande de continuer à respecter les gestes barrières.

Il faut continuer à tester. « Les tests sont totalement gratuits en France. En France, chacun peut se faire tester à côté de chez lui. On compte plus de 12.000 points de tests. »

86 % des résultats sont rendus à moins de 24 heures.

« D’autres améliorations sont nécessaires pour garantir l’isolement des personnes positives et de leurs cas contacts ».

À partir du 10 janvier, si vous avez des symptômes ou si vous êtes cas contact, une inscription sur le site de l’assurance maladie permet d’obtenir un arrêt maladie.

18h17

Jean Castex reprend la parole.

Les mesures en vigueur sont maintenues. « Nous devons être prêts à les renforcer là où ce sera nécessaire »

« La deuxième vague est toujours là »

La pression sur le système hospitalier reste élevée.

Les mesures annoncées :

1 – Tous les établissements, équipements qui sont aujourd’hui fermés le resteront jusqu’à la fin du mois. Il n’y aura aucune évolution pour le secteur de la culture. Des conditions de reprises seront concertées pour début février, un point sera fait le 20 janvier prochain. « Nous avons conscience que la situation est très difficile pour les professionnels de la culture ».

Les remontées mécaniques ne pourront pas rouvrir tout de suite. « Je sais combien les professionnels de la montagne ont besoin de visibilité pour savoir s’ils vont ouvrir en février. C’est un objectif que nous pouvons nous fixer. Nous ferons un point le 20 janvier. » Le point de situation concernera aussi les restaurants, les bars, les salles de sport. « La perspective d’une réouverture n’est pas réaliste, elle est reportée à minima jusqu’à mi-février en ce qui concerne les restaurants, bars et hôtels. »

Tous les dispositifs d’aide seront maintenus dans les mêmes conditions

2 – Les mesures de couvre-feu sont maintenues au moins jusqu’au 20 janvier. 10 départements sont identifiés où un couvre-feu avancé pourrait être mis en place.

18h12

Olivier Véran prend la parole sur les deux nouveaux variants.

Le variant sud-africain a été repéré sur 3 patients en France.

Le variant anglais est plus inquiétant. « En deux mois, il est devenu le variant majoritaire en Angleterre. » Plus contagieux, il est responsable de l’aggravation de la situation sanitaire au Royaume-Uni. Il serait aussi plus contagieux chez les enfants mais pas plus grave.

« Nous voulons éviter à tout prix la diffusion de ce variant en France ». 19 cas ont été identifiés en France, notamment dans deux clusters, en Ile-de-France et en Bretagne.

« Ce jeudi et demain, tous les tests pcr douteux seront analysés pour du séquençage génétique afin de les dénombrer. » Une surveillance accrue est organisée dans les écoles.

« Nous prenons la menace de ces variants très au sérieux »

18h09

Une personne est admise en réanimation toutes les 7 minutes. 25.000 personnes sont hospitalisées.

« Nous devons continuer à déprogrammer des opérations chirurgicales. »

La situation se dégrade plus rapidement qu’ailleurs à l’est, d’où la mise en mise en place du couvre-feu renforcé. « À cela s’ajoute l’inquiétude liée à l’évolution de la situation au Royaume-Uni ».

Les variants du Covid-19 découverts au Royaume-Uni et en Afrique du Sud semblent plus virulents.

Les frontières avec le Royaume-Uni sont fermées depuis le 20 décembre. Il faut présenter un test négatif pour entrer sur notre territoire.

18h06

La crise sanitaire dure depuis maintenant 10 mois.

Le premier ministre présente ses vœux aux victimes de la pandémie. « Un moment très difficile de notre histoire, dont j’ai une conscience aiguë. »

Jean Castex annonce qu’il reviendra longuement sur la stratégie vaccinale

Le virus circule légèrement moins en France qu’ailleurs mais il a tendance à progresser. Nous sommes au-dessus de 15.000 cas quotidiens. « C’est beaucoup moins que les 50.000 cas par jours enregistrés en octobre. […] Au Royaume-Uni, le nombre de cas explose, les poussant à un reconfinement total jusqu’en mars. La Suisse a un taux d’incidence deux fois supérieur. L’Allemagne a dûse résoudre à un confinement. Notre situation est sans doute le résultat de mesures de confinement prises au bon moment en octobre. »

La situation sanitaire n’est pas revenue à la normale.

18h02

Début de la conférence de presse