Covid-19 : pour Olivier Véran, « La deuxième vague n’est pas encore derrière nous »

Invité lundi 21 décembre sur Europe 1, Olivier Véran s’est voulu à la fois prudent et rassurant.
Invité lundi 21 décembre sur Europe 1, Olivier Véran s’est voulu à la fois prudent et rassurant. - Capture d’écran Europe 1

Invité sur Europe 1, le ministre de la santé Olivier Véran a indiqué que la pression sanitaire restait élevée. « La deuxième vague n’est pas encore derrière nous », a-t-il affirmé.

Interrogé sur le variant du Covid-19 qui circule actuellement et qui a causé la fermeture dimanche 20 décembre des frontières avec le Royaume-Uni, le ministre de la Santé a précisé que nous saurions si des cas se manifestaient en France.

« Nous lançons des études génotypiques. Les scientifiques prennent des virus identifiés par PCR chez un certain nombre de malades et font ce qu’on appelle un séquençage génétique. Ce que je sais, c’est que sur les derniers jours, 500 souches virales ont été analysées et que ce variant n’a pas été retrouvé. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne circule pas », a précisé Olivier Véran.

Le ministre de la Santé s’est cependant voulu rassurant : si cette nouvelle souche du virus semble beaucoup plus contagieuse, elle ne semble pas avoir d’impact sur les effets d’un vaccin. «  Les anticorps développés par les deux principaux vaccins qui arrivent, c’est-à-dire le Pfizer-BioNTech et le Moderna, ne ciblent pas cette zone mutée du virus », a assuré Olivier Véran. Et «  si jamais il y avait une variation de l’ARN, il faudrait faire ce que nous faisons tous les ans avec la grippe : faire évoluer le vaccin. Les scientifiques savent le faire », a ajouté le ministre de la Santé.

« Ne pas se mettre dans l’optique d’un reconfinement en janvier »

S’il déplore une circulation du virus plus forte « que nous l’espérions », le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, invité sur RTL a de son côté estimé qu’un troisième confinement pourrait être évité. Il a appelé les Français à « ne pas se mettre dans l’optique d’avoir un reconfinement en janvier, sinon cela veut dire qu’il ne sert à rien de faire des efforts ». Même s’il n’exclut aucun scénario pour les semaines à venir, Gabriel Attal a affirmé que «  si nous faisons attention pour nous, pour nos proches dans les prochaines semaines, nous pouvons éviter un reconfinement ».

Interrogé sur la réouverture des restaurants prévue le 20 janvier prochain, il a indiqué que « Conformément à ce qu’a annoncé le président de la République, ils pourront rouvrir le 20 janvier si nous avons une épidémie dont la circulation est maîtrisée, c’est-à-dire avec moins de 5.000 contaminations par jour (plus de 17.000 actuellement) et 3.000 personnes en réanimation ».