Donner de son temps aux autres

Laura, Eric, Kanchha et l’ensemble des bénévoles ont un point commun  : le goût des autres.
Laura, Eric, Kanchha et l’ensemble des bénévoles ont un point commun : le goût des autres.

Dans la voiture, durant le trajet Gex-Saint-Genis-Pouilly, nous avons demandé à nos acolytes du soir, pourquoi ils s’étaient lancés dans l’expérience des maraudes.

Eric, le plus expérimenté, entame la discussion. « J’ai commencé à la Croix-Rouge il y a trois ans, parce que j’avais du temps, je suis en préretraite. Et surtout parce que je voulais donner du temps aux autres. Le goût des autres, c’est dans mon ADN. Au départ, j’étais venu pour le côté secourisme et puis on m’a proposé, quand j’ai rencontré la responsable, la partie action sociale, là où l’on a besoin de plus de monde. Je me suis jeté là-dedans. En parallèle, je m’occupe de l’épicerie sur roues. Ça m’a passionné. On a l’impression d’être utile aux gens. C’est très enrichissant. On rencontre des gens de diverses nationalités. C’est très riche. Quand les maraudes ont été créées, j’ai immédiatement adhéré au projet. Aujourd’hui, je gère la maraude côté Croix-Rouge. »

Laura, aussi, voulait donner de son temps.

« A ce moment-là, on a été utile »

« Je suis donc allé à la Croix-Rouge. En fonction de mes jours de congé, ils m’ont parlé des actions mises en place. Je suis donc bénévole à la vestiboutique le mardi. Un jour, Marie-Claude, la responsable m’a parlé des maraudes. Ça m’a toujours intrigué, je me posais la question. J’avais une sorte d’appréhension quand je croisais des gens dans le besoin dans la rue. J’avais envie de les aider, mais sans être seule face à eux. Les maraudes me permettent de me rapprocher de ces gens-là, et de leur apporter un peu de chaleur. Croiser quelqu’un, discuter, l’aider, ça permet de ce dire qu’à ce moment-là, on a été utile. »

Même discours pour Kanchha, qui participe à sa première maraude. « J’avais du temps libre et je voulais le donner aux autres. J’ai démarré à la Croix-Rouge, notamment avec Eric et l’épicerie sur roues. Il m’a ensuite parlé des maraudes. Ça m’a motivé. »