Disparition de Jacques Chirac: Bernard Accoyer raconte ses souvenirs avec l’ancien président

Bernard Accoyer et Jacques Chirac, lors de la remise du premier « prix Ilan Halimi », pour la tolérance et la fraternité mercredi 2 décembre 2009. (Photo Assemblée nationale)
Bernard Accoyer et Jacques Chirac, lors de la remise du premier « prix Ilan Halimi », pour la tolérance et la fraternité mercredi 2 décembre 2009. (Photo Assemblée nationale)

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer a appris avec « une grande tristesse et une grande émotion » la disparition de Jacques Chirac, jeudi 26 septembre 2019.

« C’est un grand homme d’Etat qui nous quitte, qui a marqué l’histoire politique de la France », réagit le maire délégué d’Annecy-le-Vieux (Annecy), joint par l’Essor Savoyard. « Une page se tourne. »

L’ex-député de la Haute-Savoie ne tarit pas d’éloges sur l’ancien chef d’Etat, décédé à l’âge de 86 ans, qui avait selon lui « allure, classe, élégance, empathie ». Il le qualifie à la fois « d’homme de culture » et « d’homme simple », et retiendra surtout de lui « son refus de la guerre en Irak » et sa « proximité avec les Français ».

Chirac – Accoyer, une rencontre dans les années 1980

Bernard Accoyer, qui a eu l’occasion de rencontrer Jacques Chirac à l’Elysée « à d’innombrables reprises », revient également sur sa relation avec l’ancien président de la République. « J’ai connu Jacques Chirac au début des années 1980. Il m’a soutenu dans mon parcours public, de la même manière que j’ai toujours soutenu l’action qu’il conduisait. »

Il se rappelle notamment de deux moments forts avec lui. « En 1993, il était venu me soutenir pour les législatives », raconte l’édile ancilevien, qui a fait son entrée cette année-là sur les bancs de l’Assemblée nationale pour son premier mandat. Les deux hommes avaient fait étape à Annecy pour la campagne, l’occasion de mesurer son charisme. « On est entrés dans les commerces de l’avenue de Genève. Les gens étaient subjugués quand ils le voyaient entrer. Les visages s’illuminaient. »

Il a permis de finir l’A41

L’autre date importante est l’année 2002. « Il a décidé que l’A41 serait réalisée alors que les travaux étaient bloqués par l’action des Verts et tout le monde pensait que l’autoroute serait enterrée », explique-t-il. « Jacques Chirac nous a sortis de l’ornière. L’histoire de notre département n’aurait pas été la même sans cette autoroute. »

Bernard Accoyer a fait partie de « ceux qui lui ont rendu visite longtemps ». Leur dernière rencontre remonte à « plus d’un an », alors qu’il était déjà « diminué par la maladie ».

Si l’on n’a pas encore de précisions sur la date des obsèques de Jacques Chirac, Bernard Accoyer pourrait néanmoins s’y rendre. «  Si je peux, j’irais à la cérémonie », confie-t-il.