Il avait renversé deux piétons à La Clusaz : un an et demi de prison avec sursis

L’accident s’était produit sur la route des Confins.
L’accident s’était produit sur la route des Confins. - Google Street View

C’est une peine de 18 mois de prison avec sursis et une amende de 5 000 euros qui incombent à un conducteur, auteur d’un grave accident qui s’était produit sur une petite route de La Clusaz en hiver 2017.

Le 22 février, il est un peu plus de 21h sur la route des Confins, quand un couple de piétons britanniques est retrouvé inconscient sur le bord de la route. L’homme et la femme resteront 48h dans le coma et souffrent de graves blessures. Leurs corps gisent à 30 mètres du lieu de l’accident, provoqué par une voiture qui a pris la fuite.

« Focus sur la route »

Le chauffeur du fourgon sera interpellé le lendemain, accusé de non-assistance à personne en danger et de délit de fuite.

À la barre du tribunal le 30 octobre, le trentenaire mis en cause explique « qu’il pensait être focus sur la route » mais n’a rien vu. Des critères défavorables s’accumulent : des piétons vêtus de sombre, un mauvais éclairage public, de la neige sur les bas-côtés, une route étroite, un phare droit défectueux. Il déclare avoir été surpris par un choc, s’être arrêté un peu plus loin car sa fille de trois ans pleurait dans la voiture, avoir allumé le plafonnier du véhicule pour constater que le pare-brise avait en partie explosé. « J’ai décidé de rentrer vite chez moi et de nettoyer le verre à cause de ma fille. » Il déclare ne pas être descendu du fourgon pour « préserver sa fille ». « Vous auriez pu appeler les gendarmes en rentrant chez vous et vous présenter à la gendarmerie ensuite », lui fait remarquer un des magistrats assesseurs. « Vous n’avez pas eu envie de revenir voir ? Vous habitez à 15 minutes de l’accident ! » Le chauffard a quand même le réflexe de déposer une bâche sur le pare-brise afin de le dissimuler de la vue d’autrui et qu’on ne lui pose des questions.

Un moment de panique

Pas d’alcool ni de stupéfiants ni vitesse excessive dans cet accident, mais surtout de la panique. Le conducteur est un homme parfaitement inséré dans la vie économique des Aravis. Sur le banc de la défense, Maître Orianne Mandel plaide un éclairage insuffisant, précisant que depuis l’accident il a été pallié à cette carence au niveau des lampadaires. Elle ajoute aussi que des bandes de circulation pour les piétons sur le bord de la route ont été tracées. Les piétons marchaient apparemment côte à côte sur le côté droit d’une route étroite et étaient vêtus de sombre.