Des restaurateurs à bout de souffle dans le Genevois : « J’ai envie de pleurer, de tout casser ! »

«
Si ça continue en décembre, j’arrête tout
», prévient Larbi Lachheb, patron de l’Amaryllis (Annemasse).
« Si ça continue en décembre, j’arrête tout », prévient Larbi Lachheb, patron de l’Amaryllis (Annemasse).

Chez certains restaurateurs, les larmes ne sont pas loin. Leurs confidences ne laissent pas de marbre. Dans ce milieu, monde de passion, tout se vit à fond. Et quand il s’agit pour la deuxième fois de l’année de baisser le rideau pour x semaines, ça ne passe pas. « Je passe 16 heures par jour ici, je gagne 1300 euros », décrit Larbi Lachheb pour montrer toute son implication. « Pour moi, la santé passe avant l’argent, donc j’accepte », lâche le patron de l’Amaryllis (Annemasse) avec amertume. Avant de pointer du doigt certains de ses confrères peu rigoureux, qui ont participé à ses yeux à cet isolement. « Ils s’en foutent des gestes barrières. Ils n’ont fait attention ni à leur personnel, ni aux clients. Ils veulent remplir les caisses, c’est tout ! ».

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