Coronavirus : l’institut Pasteur de Lille estime avoir trouvé un médicament efficace

Après cette découverte, l’Iinstitut lillois a besoin de 5 millions d’euros pour démarrer les essais cliniques.
Après cette découverte, l’Iinstitut lillois a besoin de 5 millions d’euros pour démarrer les essais cliniques.

Cette découverte permettra-t-elle la mise en place d’un traitement efficace contre le Coronavirus Covid-19 ? C’est ce qu’ont confirmé des chercheurs de l’institut Pasteur de Lille à nos confrères de 20 minutes. « Reste à mener un essai clinique pour valider définitivement l’activité antivirale de cette molécule », a ajouté un membre de l’équipe de recherche. Selon lui, il faut maintenant mener des essais sur plusieurs centaines de patients et, surtout, surmonter le manque de financement.

Toujours selon 20 minutes, il manque actuellement cinq millions d’euros et une demande d’aide a été formulée auprès de l’État.

Fin mai, 2.000 molécules avaient été identifiées afin d’effectuer des tests in vitro pour déterminer leur efficacité. « Nous avons démontré in vitro (en laboratoire) qu’une molécule présente dans le principe actif d’un médicament existant est active contre le Coronavirus. Nous l’avons testée sur des cellules humaines du poumon et les résultats se sont révélés très prometteurs » a annoncé le Pr Benoît Déprez, directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Lille à La Voix du Nord. Le médicament en question est produit par un « petit laboratoire européen » et existe déjà pour d’autres usages. « Nous avons prouvé que son principe actif peut tuer le virus à une concentration trente fois inférieure à celle qui est basiquement proposée… »

« Nous allons mener un essai clinique extrêmement rigoureux, respectant toutes les étapes de la procédure… », assure l’IPL qui a décidé de garder secret le nom de la molécule pour le moment. « Les stocks sont limités et nous avons besoin de réserves pour l’essai clinique. Nous souhaitons également éviter toute frénésie. Si cela fonctionne, sa production sera augmentée dans la sérénité et non sur la base d’une demande sauvage . » ?

Le traitement pourrait être disponible début 2021 si les essais sont concluants.