Annecy: pourquoi l’épidémie de coronavirus a coûté près de 6 millions d’euros à l’agglomération

Annecy: pourquoi l’épidémie de coronavirus a coûté près de 6 millions d’euros à l’agglomération

C’est un chiffre vertigineux, qui offre un regard très concret sur la crise du coronavirus, et ses conséquences locales. Au cours du conseil communautaire du Grand Annecy, jeudi 24 septembre, le vice-président aux finances Denis Duperthuy s’est arrêté, dans une intervention consacrée au budget 2020 de l’Agglo, sur les déficits à imputer au Covid. Ils représentent une perte de 6 millions d’euros pour la collectivité, qui englobe plus de 200 000 habitants.

Dans le détail, cette somme se calcule de cette manière : il y a à la fois des dépenses sèches liées directement au coronavirus, mais aussi un manque à gagner à cause de l’arrêt de l’activité économique pendant le confinement. Au rayon dépenses, on trouve par exemple la fourniture de matériel, gants, masques, gel hydroalcoolique, etc., mais aussi l’aménagement de locaux pour respecter les règles sanitaires, le tout pour près de 300 000 euros.

Beaucoup de recettes en moins

Les sommes les plus importantes se trouvent dans la catégorie « manque à gagner », c’est-à-dire des sommes que le Grand Annecy perçoit en temps normal, mais qui n’ont pas pu être reçues cette année. Par exemple, le versement mobilité, taxé sur la masse salariale des entreprises pour financer le réseau de transport Sibra, a reculé de 2,7 millions d’euros à cause du confinement. Idem pour la taxe de séjour, de l’ordre de 500 000 euros, selon une estimation du Grand Annecy. La contribution foncière des entreprises (CFE) a reculé quant à elle de 680 000 euros. Les exonérations de loyers accordées aux entreprises installées dans des locaux appartenant au Grand Annecy ont coûté plus de 50 000 euros.

Achat d’une machine à masques mais aussi contribution à la banque alimentaire viennent compléter l’addition. Enfin, diverses primes Covid versées aux collaborateurs du Grand Annecy représentent 1,1 million d’euros. Conclusion en forme de mise en garde de Denis Duperthuy : « il faut vraiment continuer à respecter les gestes barrière, vu le prix que cela coûte à la collectivité ».