Chambéry : un café créatif pour fabriquer soi-même ses cadeaux, ses sacs ou ses vêtements

«   Ici on apprend, je me refuse à faire à la place des autres ! ». Conseils en couture, crochet, tricot, trésors de tissu, de laine et d’idées toujours accompagnés d’une pause-café gourmande, le tout saupoudré du sourire de Laurence Villaine, soixante-huitarde assumée, c’est ce que vous trouverez en poussant la porte de la Mercerie Café Créatif rue Berthollet en centre-ville.

1 - Le concept

La mercerie traditionnelle côtoie une bibliothèque, des kits de couture ou de tricot, des perles, des rubans, des machines à coudre et un coin cafétéria. « Je passais mes après-midi à Mondial Tissus à La Ravoire, il n’y avait qu’eux. Mais il n’y avait pas d’endroit où je pouvais prendre mon temps, boire un café… C’est comme ça que l’idée est née », se souvient Laurence Villainne. Alors la styliste modéliste entame ses recherches et affine son projet qui se concrétise en 2015. « En France, il n’y en avait pas beaucoup. Celui de Londres a été ma référence ».

2 - Des ateliers pour tous

« Mon premier a été comment se servir d’une machine à coudre. Ça a très bien marché et ensuite les ateliers suivent les demandes mais je ne prends jamais plus de quatre personnes. Mon but est de transmettre, je suis un peu comme un professeur », sourit l’Aixoise d’origine. Dans sa mercerie, tout le monde peut faire de la couture. Pour Noël, en plus des ateliers chaussettes et pulls, un atelier calendrier de l’Avent parent/enfant sera organisé prochainement. « Les cadeaux faits par soi-même c’est plus sympa ».

3 - L’esprit zéro déchet

Dans les ateliers bavardages comme les appelle sa fondatrice Laurence Villainne, le maître mot «  c’est le partage ». Et dans l’esprit du zéro déchet. « Il y a un retour à ce qui se faisait avant. On cherche à moins consommer », note-t-elle.

4 - Les projets

Après quatre ans d’activité, les ateliers sont souvent complets, si bien que Laurence Villainne cherche quelqu’un pour la remplacer jusqu’en avril. « Avec les fêtes, la boutique me prend de plus en plus de temps même si c’est difficile pour moi de lâcher. J’apprends toujours ! » Et parmi les nombreuses idées qui se bousculent dans sa tête, le projet d’organiser un salon du fil à Chambéry se dessine.

« J’aimerais grosso modo amener ce qui se fait à Paris ici avec des créateurs, des stands, en partenariat avec ma tricoteuse et sûrement la mercerie de la rue Nicolas Parent ».