La police nationale n’est pas épargnée à Annemasse

La police nationale n’est pas épargnée à Annemasse

Si la situation est difficile à la police municipale d’Annemasse, elle n’est pas forcément mieux chez les collègues de la police nationale.

Depuis le départ, il y a quelques mois, du commissaire d’Annemasse, Éric Agniel, toujours pas de remplacement même si des annonces laissent présager de bonnes nouvelles de ce côté (voir ci contre). Une situation problématique pour l’ensemble du commissariat mais aussi symbolique d’une ville qui ne fait plus rêver les fonctionnaires chevronnés.

Le paradoxe

«  Depuis le 18 juin, nous disposons d’un hôtel de police tout neuf digne du XXIe siècle. Pourtant, malgré ce bel investissement, le manque d’effectif se creuse et le problème est très difficile à résoudre, explique Remy Montaud, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière et membre de la brigade de nuit à Annemasse. À titre de comparaison, l’an dernier il y a eu 14 arrivées à Annecy et 23 cette année. Le 1er octobre, il y aura quatre sorties d’école et nous aimerions qu’ils puissent intégrer notre commissariat mais on a, comme à chaque fois, un «non» catégorique. Pourtant, nous faisons remonter les problèmes d’effectifs en comité technique en préfecture mais rien n’y fait. C’est la même chose pour le CSP Léman (autour de Thonon-les-Bains). »

Des postes peu attractifs

Autant il est possible de « contraindre » des jeunes sortant d’école d’aller travailler à Annemasse autant, ce genre d’obligation est impossible pour des policiers expérimentés. « À Annemasse, les postes ne sont pas attractifs. La vie n’est pas facile, les salaires pas à la hauteur et le coût de la vie est élevé… Pour les fonctionnaires de police c’est tout vu ! »