Genève : les véhicules polluants chassés du centre-ville

À partir du 15 janvier, les véhicules les plus polluants ne pourront plus circuler en cas d’alerte au smog. Les contrevenants risquent 500 francs d’amende.
À partir du 15 janvier, les véhicules les plus polluants ne pourront plus circuler en cas d’alerte au smog. Les contrevenants risquent 500 francs d’amende. - © Descloux - Photo d’illustration

La décision du Conseil d’état genevois a été relayée par le Temps. À partir du 15 janvier, les véhicules les plus polluants ne pourront plus circuler dans le centre-ville en cas d’alerte au smog. Les contrevenants s’exposeront à une amende de 500 francs, a signalé le président du gouvernement Antonio Hodgers. Le dispositif reposera sur des macarons de six couleurs différentes qui devront être apposés sur les véhicules afin de refléter leurs performances environnementales.

Du vert au gris

Le macaron vert sera réservé aux véhicules électriques ou fonctionnant à l’hydrogène. Les engins les moins écologiques porteront, eux, une pastille grise. En cas de pic de pollution, ils seront les premiers touchés par l’interdiction de circuler dans le centre-ville. Plus l’épisode de pollution durera, plus nombreux seront les véhicules persona non grata en ville, en fonction de la hiérarchie des vignettes.

Selon Antonio Hodgers, les voitures de tourisme relativement récentes devraient pouvoir circuler sans aucunes restrictions. Les sanctions aux contrevenants devraient commencer après le 31 mars 2020.

Et les frontaliers ?

Le dispositif étant une copie de ce qui existe en France, les véhicules des frontaliers pourront être contrôlés en fonction de leurs vignettes Crit’Air.

Ce système de circulation alternée est le fruit d’une loi votée l’an dernier par le Grand Conseil. D’autres mesures seront mises en œuvre, comme la gratuité des transports publics ou la réduction de la vitesse sur l’autoroute de contournement.