1 élève sur 5 victime de harcèlement dans les transports scolaires

Un élève sur cinq se reconnaît comme victime d’intimidation ou de violences dans les transports scolaires.
Un élève sur cinq se reconnaît comme victime d’intimidation ou de violences dans les transports scolaires.

La région a mené une enquête inédite en France sur le harcèlement dans les transports scolaires. À l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, la Région dévoile les résultats.

Une enquête réalisée auprès de 840 jeunes

840 usagers des transports scolaires interrogés

45,7 % de filles et 54,3 % de garçons

Collégiens, lycéens et étudiants en BTS

Sur 10 lignes régulières de transport scolaire

Dans les quatre départements d’Auvergne-Rhône-Alpes où la Région assure le pilotage des transports scolaires : Ardèche (254 élèves), Drôme (180 élèves), Savoie (195 élèves), Haute-Savoie (211 élèves)

La collecte des données a été réalisée par des enquêteurs de la société Objectif Terrain, missionnés par la Région pour intervenir dans les bus scolaires.

Deux types de violence ont été étudiés dans l’enquête

Les atteintes physiques, qu’il s’agisse d’agressions corporelles, d’atteintes aux personnes ou aux biens

Les atteintes d’ordre psychologiques, à travers les trois catégories de violences verbales que sont les moqueries, l’ostracisme et les surnoms.

Les résultats

Un élève sur cinq se reconnaît comme victime d’intimidation ou de violences dans les transports scolaires

Les intimidations psychologiques sont deux à trois fois plus fréquentes que les atteintes physiques aux personnes ou aux biens

Ces intimidations et ces violences multiplient par deux à trois le sentiment d’insécurité et l’angoisse des jeunes : elles ont des conséquences négatives pour l’ensemble des élèves utilisateurs

80 % des victimes d’intimidations ou de violences seraient en mesure d’identifier leurs agresseurs

Seul un agresseur sur cinq est une personne extérieure à l’univers scolaire de l’enfant intimidé ou harcelé

Il y a un lien direct entre harcèlement dans les transports et harcèlement à l’école

L’enquête confirme que le harcèlement déborde largement le cadre de l’établissement scolaire. À la manière du cyberharcèlement, les transports s’inscrivent dans les lieux d’extension du phénomène. La Région poursuit donc ses investissements pour renforcer la sécurité dans les transports scolaires, et lancera, dès début 2020, l’équipement de 60 à 80 cars, pour un montant global de 250 000 euros.