Au début, il n’en était pas question. Pas question d’obliger les gens à porter un masque dans la rue. François Astorg l’avait dit en marge du dernier conseil municipal : « Isoler l’ensemble d’une ville, partout où les gens sont, je ne suis pas sûr que ce soit accepté et efficace ».
Il y avait quelque chose d’autre, de symbolique : rendre le port du masque obligatoire, c’était envoyer le message aux badauds « qu’on devenait une ville à éviter », convient Pierre Geay, adjoint à la Sécurité. Gênant, quand on s’appelle Annecy et qu’on attire plus 2,5 millions de touristes chaque année, certes, et pourtant.