En difficulté financière, Saxel doit trouver des moyens

Le maire de Saxel Frédéric Guiberti entouré de ses adjoints, de la secrétaire de mairie et des conseillers.
Le maire de Saxel Frédéric Guiberti entouré de ses adjoints, de la secrétaire de mairie et des conseillers.

« Dans la première moitié du XXe siècle, il y avait encore des maçons, des menuisiers-charpentiers, des fabricants de paniers, de seilles (seaux en bois, NDLR) et de poches (louches en bois, NDLR), des râteaux et des fourches en bois. La production était vendue sur le marché de Boëge, ainsi qu’aux quincailliers de Bons et de Boëge. L’agriculture et surtout l’exploitation des forêts faisaient vivre les Sacellans d’autrefois. L’élevage était florissant et de tout temps, Saxel a compté de nombreux bûcherons et débardeurs. Ils travaillaient en équipes bien organisées et commerçaient autant avec le Bas-Chablais qu’avec la vallée de Boëge. Grâce aux revenus conséquents tirés de l’exploitation des forêts, les Sacellans payaient très peu d’impôts locaux. » Voici ce qui était dit au siècle dernier.

Cela a évolué. Aujourd’hui, il reste une exploitation agricole et les forestiers viennent de l’extérieur. Le seul commerce qui existe encore est le café du Col. Que faire ? C’est le défi que se lance la nouvelle municipalité. Mais avec une situation financière très difficile, la tâche est ardue.

« Il faut absolument retrouver l’équilibre financier avant de mettre en avant des projets. A ce jour la gestion à la semaine est revenue au mois. C’est déjà un pas en avant », souligne le maire. « Mais il faut rester humble et prudent » ajoute-t-il face à son équipe et aux Sacellans venus pour vivre ensemble le conseil municipal.

« On peut faire avec peu »

Chacune et chacun dans les adjoints reste dans la même ligne. Les féminines de l’équipe avec Emmanuelle Ahyi-Sena à leur tête « veulent que Saxel reste un village vivant, pour tous ses habitants. Autant les enfants que les anciens ne doivent souffrir du manque de moyens. On peut faire avec peu et c’est notre objectif à court terme. »

Pour le maire et les adjoints, « l’essentiel pour l’instant est de répondre aux questions des nouveaux qui composent l’équipe. Il faut leur expliquer le pourquoi de telle ligne dans le budget, pourquoi il faut trouver de l’argent afin de concrétiser un projet… C’est une pédagogie sur le tas mais c’est nécessaire. Il nous faut trouver des moyens ! » Les budgets ont d’ailleurs été acceptés à l’unanimité.

Le renouveau est déjà là : le vendredi de 17h à 19h30, en face du café du Col, un producteur local vend ses légumes bio et ses fruits aux Sacellans ou autres chalands. C’est un premier pas pour attirer d’autres commerçants.