«Je perds environ 100000 euros par saison»

Pascal Guarnieri était installé dans un port privé à Publier, avant d’ouvrir sa base à Maxilly.
Pascal Guarnieri était installé dans un port privé à Publier, avant d’ouvrir sa base à Maxilly.

Beaucoup auraient déjà abandonné face aux bâtons qui lui sont mis dans les roues, mais Pascal Guarnieri a décidé de ne rien lâcher : « Pourquoi j’abandonnerai ? Je ne fais rien de mal, je suis dans la légalité », affirme-t-il. Ces dernières années, l’homme est devenu aussi familier des jet-skis que des tribunaux. À plusieurs reprises, il s’est confronté à ceux qui l’attaquaient, et l’issue a quasiment toujours été positive pour lui : « Je n’ai jamais payé une seule amende de ma vie car la justice m’a toujours donné raison. Je compte bien saisir le Conseil d’État et l’Europe si nécessaire. Je ne veux plus qu’on m’empêche de travailler ». Car si, à force de se battre, Pascal Guarnieri a réussi à ouvrir sa base et à faire circuler ses jet-skis, le mal est quand même fait : « Je perds environ 100 000 euros par saison. Entre les fois où on «oublie» de répondre à mes demandes, où on me fait fermer à cause d’un arrêté pas encore paru, mon activité s’arrête, alors que je crée de l’emploi. »

Pour limiter la casse financière, Pascal Guarnieri s’est donc diversifié avec des paddles, des kayaks ou des bouées. « Ce n’est pas notre métier, nous sommes moniteurs pour engins motorisés, diplômés. »

Mais les difficultés qu’il rencontre ne le découragent pas, bien au contraire : « Je continuerai tant qu’il le faudra. Et il va également falloir parler d’autres activités interdites sur le lac, comme la bouée tractée ou bien le parapente ascensionnel, autorisées en Suisse, et qui représenteraient une cinquantaine d’emplois en France… »