Mont-Blanc: le sauvetage de haute volée de deux Britanniques

Les secours ont fait preuve d’un grand professionnalisme.
Les secours ont fait preuve d’un grand professionnalisme.

Il s’agit d’une opération particulièrement périlleuse et brillamment menée par les secours…

Mardi 21 juillet, à 12h30, le PGHM de Chamonix se voit signaler deux alpinistes britanniques en délicatesse au mont Blanc de Courmayeur, à la frontière franco-italienne. Les sportifs chevronnés, en pleine ascension de l’intégrale de Peuterey, ont déjà subi des avaries, chutant à deux reprises dans des crevasses… sans se blesser.

Inconscient à plus de 4700 mètres d’altitude

Cependant, plusieurs paramètres vont mettre à mal la suite de l’aventure : l’altitude, la fatigue et la perte d’itinéraire due à la nébulosité. L’un des deux Britanniques est particulièrement marqué. Le mal aigu de montagne le rend inconscient à plus de 4700 mètres d’altitude. Son acolyte ne parvient pas à le mouvoir. Face à la complexité de la mission, les hommes de la Sécurité Civile, ainsi qu’un médecin du SMUR entrent en piste.

Une équipe est acheminée au sommet de Grand Plateau et atteint les deux alpinistes vers 18 heures. Un deuxième bataillon vient également en renfort. Le sportif inerte est alors placé sous oxygène. Les hélicoptères du PGHM, de la Sécurité civile et l’appareil privé de Chamonix Mont-Blanc Hélicoptère sont alors mobilisés pour tenter d’hélitreuiller le malheureux. En vain, les conditions aérologiques ne le permettent pas. Les secouristes abandonnent.

« Sans nous, il serait mort »

À 19h15, la caravane se met en route et parvient à hisser l’alpiniste au sommet du mont Blanc. Ils sont ainsi six à le descendre à l’abri Vallot où il est placé dans un caisson hyperbare. Il passera la nuit au refuge du Goûter, ainsi que les six gendarmes.

Mercredi 22 juillet, l’état de santé de l’alpiniste s’est amélioré. La caravane terrestre continue sa route jusqu’à ce que l’hélicoptère de la Sécurité Civile le prenne en charge. « Sans nous, il serait mort », déclare le commandant du PGHM, Stéphane Bozon, saluant « l’engagement » de tous ses pairs. « Il a fallu conjuguer la médicalisation et les efforts physiques », poursuit-il. Sans oublier la météo, qui a ouvert aux secours une fenêtre favorable. « Nous avons su l’exploiter ».