Albertville : la mairie met en place des compteurs de flux piétons en centre-ville

La braderie, le Grand Bivouac ou Neige et Glace, on saura désormais quel impact ont ces événements.
La braderie, le Grand Bivouac ou Neige et Glace, on saura désormais quel impact ont ces événements.

Après les caméras de vidéosurveillance, voilà les compteurs de flux piétons. On ne pourra plus marcher, rouler dans le centre-ville sans être comptabiliser. Mais, c’est pour la bonne cause. Ce dispositif qui a vocation à être installé de manière pérenne va enfin permettre de donner une vision claire de l’attractivité du centre-ville. «  Ce sont des radars qui servent juste à enregistrer le flux des cycles, des voitures et des piétons en les différenciant. Cela observe également le sens de circulation des personnes qui se déplacent », explique Jean-Pierre Jarre, l’adjoint au commerce de la ville.

Ces petits boîtiers seront à terme installés place de l’Europe à l’entrée et la sortie, au croisement de la rue de la République et de la rue Gambetta ainsi qu’au niveau du 88 bis rue de la République et de chaque côté de l’Hôtel million. Les premiers radars ont été implantés il y a deux mois mais tous ne le sont pas à ce jour. L’enjeu de ces compteurs de flux n’est pas la surveillance, mais bien la mise en place d’une politique de management du centre-ville plus adaptée à la fréquentation réelle. « Cela permettra de vérifier si une animation organisée par la ville, par une association ou l’union commerciale a des retombées et d’analyser si la fréquentation évolue d’une année sur l’autre », assure l’adjoint au commerce. Cette meilleure connaissance des flux servira à modifier si besoin est la gestion de la circulation automobile ou les mesures de sécurisation comme la politique d’animation. Mais en dehors de ces manifestations exceptionnelles, il peut également être intéressant d’observer comment se porte le cœur de ville. « Cela permet de mesurer l’attractivité du centre-ville. Si l’on voit que les commerces, qui ont leur propre comptage de clientèle, ont des difficultés alors que le flux global augmente, on saura que le problème est plus lié au commerce qu’au quartier en lui-même ». Par ailleurs, « quand le nouveau cinéma sera construit et ouvert, on pourra connaître son impact sur la place de l’Europe et le centre-ville », prend encore comme exemple Jean-Pierre Jarre.