(VIDEO) Interview d’Emmanuel Macron : les 7 infos à retenir

(VIDEO) Interview d’Emmanuel Macron : les 7 infos à retenir

À l’issue du défilé du 14 juillet, le président de la République a répondu aux questions de Gilles Bouleau et Léa Salamé dans une interview télévisée. Que peut-on en retenir ?

1 – Obligation du port du masque dans les lieux publics clos

Le port du masque sera bientôt obligatoire dans les lieux publics clos, « par exemple à partir » du 1er août. Emmanuel Macron a également assuré que, en cas de deuxième vague de l’épidémie de coronavirus Covid-19, « nous serons prêts » et qu’il n’y aurait pas de reconfinement généralisé. La rentrée des classes sera « quasi-normale ».

2 – Pas d’augmentation d’impôts

Le chef de l’État a exclu d’augmenter les impôts pour faire face à l’explosion des dépenses publiques à la suite de l’épidémie due au coronavirus. « Il y a une trajectoire fiscale qui a été décidée, votée par la représentation nationale, c’est celle qui sera tenue », a-t-il affirmé, ajoutant qu’« on ne résout pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts ».

Le gouvernement va mettre en place un « dispositif exceptionnel d’exonération des charges pour les jeunes », destiné en particulier à favoriser l’embauche de salariés à « faibles qualifications, jusqu’à 1,6 Smic », a annoncé Emmanuel Macron. Ce dispositif, destiné à faire de la jeunesse « la priorité de cette relance », est « exceptionnel parce qu’il durera un à deux ans, on va l’évaluer », a-t-il précisé.

3 – La réforme des retraites de nouveau en discussion

« La réforme des retraites ne peut pas se faire comme elle était enclenchée avant la crise », déclare Emmanuel Macron. « Il faut la remettre à la discussion et à la négociation ». Cependant, Emmanuel Macron ajoute : «il est évident que dans les années qui viennent, il faudra procéder à une réforme des retraites. »

4 – Augmentation du chômage

Le président prévoit « une augmentation du chômage massive ». « On va mettre sur ce dispositif 30 milliards d’euros pour compléter les salaires, financer les formations, soit aller dans les secteurs d’activité où il y a des opportunités. »

Emmanuel Macron appelle à « une modération des dividendes » en cas d’effort demandé aux salariés. Il est également revenu sur sa méthode utilisée durant les trois premières années du quinquennat. Il affirme qu’il « était en train de gagner la bataille contre le chômage de masse et de baisser l’impôt », avant la crise du coronavirus.

5 – Sur le nouveau gouvernement

Emmanuel Macron défend le changement de premier ministre : « C’est une page politique de la vie du pays qui se tourne ». « Parce qu’on ne peut pas dire on en prend un nouveau chemin. Une nouvelle méthode, un nouveau temps du quinquennat. Et dire on avec la même équipe ».

Il défend également la nomination de Gérald Darmanin, très critiquée : « Il ne m’appartient pas d’en juger. Aucune cause n’est défendue justement si on le fait en bafouant les principes fondamentaux de notre démocratie », ajoute-t-il. « Je le dis pour un ministre, comme je le dirai pour quelques citoyens que ce soit. Je suis aussi là où je me place le garant de cette présomption d’innocence. »

6 – Sur l’écologie

Emmanuel Macron veut inscrire « le plus vite possible » la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution et souhaite un « grand programme de rénovation » des écoles et des Ehpad. « On doit rentrer, et ce plan de relance en est l’opportunité, dans la construction d’un modèle qui est à la fois écologique, industriel et environnemental », a-t-il ajouté. Il souhaite également « redévelopper massivement » fret ferroviaire, trains de nuit et petites lignes.

7 – Au sujet des contrôles policiers

Emmanuel Macron a enfin annoncé la généralisation des caméras-piétons « avant la fin du quinquennat » pour les forces de l’ordre dans le but de, notamment, de lutter contre les contrôles au faciès.

« Cela fait trop longtemps qu’on parle de cela », a commenté le président de la République à propos des accusations de contrôles au faciès par les forces de l’ordre, estimant qu’ils pouvaient être une source de discrimination alimentant une « défiance démocratique ». Selon le chef de l’État, les caméras-piétons doivent permettre de « retracer la vérité des faits qui permettent de protéger, de rétablir (la) confiance ».