Albertville : une mairie-mobile tendue entre le maire et les habitants de La Contamine

Les habitants étaient venu nombreux pour exposer leur crainte et leurs problèmes.
Les habitants étaient venu nombreux pour exposer leur crainte et leurs problèmes.

Samedi 26 octobre se déroulait la 4e mairie-mobile à La Contamine. Le maire a eu beau rappeler les mesures qui avaient été prises suite à ces échanges, les habitants du quartier se sont montrés méfiants face au premier magistrat et inquiet par rapport au relogement qui s’amorce. En effet, suite à la décision de raser le bâtiment 3, il reste 57 familles à reloger. « Comment le déménagement va-t-il être pris en charge? » « Le déménagement sera payé par Val Savoie Habitat (VSH), répond le maire Frédéric Burnier Framboret. Pour le bloc 3, vous allez recevoir un courrier qui va vous permettre d’avoir un rendez-vous avec deux conseillers de VSH. Ils vont étudier quel appartement convient le mieux à vos besoins. Ils vont vous faire deux propositions ». « Et si les deux offres ne correspondent pas », interroge une habitante. « Il n’existe pas dans le parc de VSH des appartements idéaux pour chaque famille. Il y aura deux options et s’ils ne coïncident pas avec vos souhaits, il y aura un 3e mais qui ne sera moins un choix », expose l’édile. « Si ça nous plaît  : on sort, lâche une habitante. Si ça nous plaît pas, on reste ». Une autre résidente s’étonne que VSH n’ait pas anticipé et construit des logements pour les reloger. « VSH a la capacité de recevoir l’ensemble des 57 familles. On sait qu’on a des logements libres dans le parc social avec éventuellement des travaux », précise le maire. « Je ne veux pas un vieux appartement, je veux du neuf », riposte une habitante. « Il n’y a pas 57 appartements neufs qui existe dans le parc de VSH, certains doivent être rénovés », certifie le maire. Un habitant très en colère vient protester contre son relogement qui n’avance pas. « Nous on s’en fout du projet que vous allez faire. On veut déménager. Je suis venu vous voir il y a deux ans dans votre bureau pour sortir de La Contamine. Il n’y a rien qui bouge. Il y a du favoritisme. » « J’ai accès à la commission d’attribution, mais je n’y vais pas pour ne pas faire de favoritisme. Si c’était le cas, vous auriez déjà votre logement . Il n’y a juste pas la capacité d’absorber toutes ces demandes», souligne Frédéric Brunier Framboret. « Là, on nous dit qu’on est prioritaire, poursuit le même résident. « Sur l’année 2020, votre dossier va être traité », répond le maire.