Le centre équestre de Peillonnex placé sous surveillance

À la suite de la confirmation le 22 octobre d’un cas d’anémie infectieuse des équidés dans un centre équestre de Dordogne, une enquête épidémiologique a conduit au dépistage de deux chevaux en Haute-Savoie, achetés dans ce centre.

L’un des deux a réagi positivement au test sérologique officiel, dit « test de Coggins ». Le résultat a été confirmé par le laboratoire national de références le 25 octobre.

Peillonnex et Saint-Jean-de-Tholome

«  Ce cheval a été détenu à partir d’avril sur les communes de Peillonnex et de Saint-Jean-de-Tholome », informe la préfecture. Le centre équestre de Peillonnex est donc placé sous arrêté préfectoral portant déclaration d’infection et des analyses complémentaires sont en cours pour déterminer si d’autres équidés ont pu être touchés.

« L’arrêté d’infection de ce centre sera levé lorsque deux séries d’analyses espacées de trois mois d’intervalle se révéleront toutes négatives », ajoute la préfecture.

Enquête épidémiologique en cours

Une enquête épidémiologique est en cours pour identifier les équidés qui auraient pu être en contact avec ce cheval positif et elle concernera également les élevages situés dans un rayon de 3 kilomètres autour de l’établissement et de la pâture où ce cheval a pu séjourner depuis son arrivée en Haute-Savoie, en avril 2019.

Les déplacements de chevaux limités

Dans ce périmètre, autour de Peillonnex et de Saint-Jean-de-Tholome les mouvements d’équidés seront limités jusqu’à obtention de résultats négatifs.

Dans l’attente de ces résultats d’analyse, les sorties d’équidés de ces zones sont soumises à autorisation de la directrice départementale en charge de la protection des populations de la Haute-Savoie.

Le virus et l’épidémiologie de cette maladie

Le virus de l’anémie infectieuse des équidés est responsable de mortalité ou d’une infection persistante de l’équidé, qui devient, alors, un réservoir à virus. Il présente un risque infectieux pour ses congénères, même en l’absence de signes évocateurs. Seuls les équidés sont sensibles : chevaux, ânes, mules, mulets et zèbres. Ce virus n’est pas transmissible à l’homme. La contamination entre équidés se fait par le sang, par l’intermédiaire de piqûres d’insectes (taons, mouches, moustiques) ou par l’utilisation d’aiguilles ou de matériels médicaux contaminés. Il s’agit également d’une maladie vénérienne. Cependant, la contamination entre équidés, n’est, fort heureusement, pas systématique. Aucun traitement, ni aucune vaccination ne sont disponibles pour guérir ou prévenir cette maladie équine.