Bellegarde : circulation et stationnement, une lettre à l’attention de la Mairie se prépare

Vers 16 h 30, en pleine semaine, le chemin de Beauséjour est encore assez calme. Cet axe longe la ligne de chemin de fer au-dessus de la gare et relie les parties basses de la rue Antoine-Favre et la route de Vouvray. C’est sur ce chemin, piéton, que vous tombez lorsque vous empruntez la passerelle au-dessus de la gare, à partir de la place où se trouve la passerelle des arts.

La police contactée

Les riverains sont tous d’accord : dans leur rue, les automobilistes roulent trop vite. Au point que certains souhaitent s’unir pour alerter la mairie (voir ci-dessous). La rue est limitée à 20 km/heure, vitesse « vraiment basse  », admet une habitante qui ajoute : « Même si c’était limité à 40 km, les gens seraient quand même en excès de vitesse ! ». Un peu plus loin, une femme raconte : « Quand on sort de notre portail, on y va à tâtons. Ce qui m’étonne, c’est qu’il n’y ait pas encore eu d’accidents graves dans cette rue ». Le couple a déjà sollicité la police municipale, apparemment, en vain. « Une fois, alors qu’ils passaient par ici, je les ai carrément interceptés. Ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas être partout… ».

On voit de tout !

« Le pire, ajoute un voisin, c’est entre 6 h 30 et 7 h 30 le matin, et à partir de 17 h 30 le soir. Le matin les gens se dépêchent d’aller sauter dans le train donc ils roulent vite et ils se garent comme ils veulent. Le soir, ils doivent être pressés de rentrer chez eux… ». Effectivement, 17 h 30 passés, un TGV s’arrête en gare et là, le défilé commence… dans le mauvais sens ! Le chemin Beauséjour est, pour l’heure, en sens unique, à partir de la route de Vouvray, en direction de la gare. Pourtant, nombreuses sont les voitures qui ne se gênent pas pour emprunter la voie en sens interdit. Roulent également des trottinettes électriques (à contresens aussi). Beauséjour ne dispose pas de trottoirs pour les piétons.

Si la vitesse pose problème à beaucoup, d’autres pointent du doigt le mauvais stationnement. « Ce n’est pas facile pour les résidents de trouver des places. Tous les frontaliers viennent se garer et ils le font n’importe comment » indique un résident. Il questionne avec une certaine ironie « Mais n’est-ce pas là le même problème dans tout Bellegarde ? »

Un citoyen a porté plainte à la police pour stationnement gênant. Il rapporte que les agents ont « juste mis une amende  » à chacune des fois. Ce même habitant est entré en contact avec la mairie : « M on père est invalide. J’ai demandé une place handicapé pour lui car devant notre maison, ils ont modifié en place zone bleue et il est obligé de se garer plus loin. Il galère pour faire des courses. Nous sommes propriétaires depuis 1999 et aucune nouvelle de leur part  ».

La Ville n’arrive pas à convaincre les concernés…

Le coup de poing sur la table a été donné par une habitante qui sollicitait, via les réseaux sociaux, ses voisins, afin d’écrire une lettre à la municipalité pour essayer de faire bouger les choses et retrouver un peu d’ordre. Plusieurs personnes du chemin de Beauséjour et certains de la rue parallèle dite des Lilas, lui ont apporté témoignages et soutiens.

Alerté sur la situation, Patrick Perréard, maire adjoint de Valserhône, chargé de la sécurité, répond : « Des problèmes de circulation, il y en a partout. Des gens qui se plaignent parce que ça se gare n’importe comment, c’est régulier. Des lettres, ont en reçoit tous les jours. Sachez quand même qu’on n’a jamais mis autant de PV que maintenant. On a longtemps informé les concitoyens, on a fait de la pédagogie et au bout d’un moment, il faut sévir ».

Certes, mais « pourtant, force est de constater qu’absolument rien ne bouge autour de chez nous ! » estime un riverain insatisfait de cette réponse.