«D’ici 2023, Annemasse Agglo devrait compter 2000 étudiants»

D’ici 2023, Christian Dupessey, président d’Annemasse Agglo, prévoit un total de 2 000 étudiants à Annemasse.
D’ici 2023, Christian Dupessey, président d’Annemasse Agglo, prévoit un total de 2 000 étudiants à Annemasse.

En tenant compte de tous les chantiers en cours dans l’agglomération d’Annemasse, l’arrivée prochaine du Léman Express, du tramway Genève Annemasse, la construction de la Zac Étoile et des nouveaux locaux de l’Ifsi, les perspectives pour les étudiants du territoire évoluent. Quels sont les projets d’avenir d’Annemasse Agglo pour la formation professionnelle ? Le point avec le président de l’intercommunalité, Christian Dupessey.

Où en est l’avancement de la construction du nouvel IFSI ?

On a eu une réunion vendredi qui faisait le point sur le concours d’architecte, et le jury a classé deux architectes ex æquo, c’est rare, ils doivent se départager en répondant notamment à toute une série de questions avant la fin novembre, il y aura donc un nouvel entretien avec eux pour faire notre choix. Les deux projets sont très bons mais ils dépassent l’enveloppe budgétaire, on doit donc discuter sur le budget. Le partenariat avec le Chal, c’est d’abord un partenariat de maîtrise d’ouvrage. L’objectif que l’on affirme est une livraison des bâtiments de l’Ifsi dans les trois ans qui viennent, soit au second semestre 2022.

Qu’est-ce qui va changer avec cette opération en partenariat avec le CHAL ?

On travaille dans le cadre de Grand Forma avec l’université de Savoie Mont-Blanc sur le développement des formations universitaires sur les différents pôles de Haute-Savoie dont celui d’Annemasse. Dans les semaines qui viennent on relance le comité de pilotage Grand Forma qui a existé en 2015. Pour l’Ifsi, les formations seront toujours les mêmes, c’est-à-dire un diplôme d’infirmier au niveau de la licence et la formation des aides-soignants. Pour chaque promo on comptera 108 inscrits pour les infirmiers et 80 inscrits pour les aides-soignants. Ensuite on espère que la dynamique permettra d’enclencher une formation spécialisée avec un master pour les infirmiers diplômés.

Quel avenir pour la formation supérieure à Annemasse ?

Le projet de la formation professionnelle à Annemasse porte notre spécificité de région. D’abord la santé avec l’Ifsi, ensuite la construction durable avec le campus des métiers (portée par le lycée Jean-Monet qui va créer de nouvelles formations supérieures dans ce domaine-là). La troisième piste c’est la solidarité internationale puisqu’on est proche de la Genève internationale. On a un outil, la cité de la solidarité internationale, qui travaille avec des instituts de formation et c’est une thématique qu’on peut porter du fait de la proximité avec Genève.

Un partenariat avec le Chal

« Pour construire le bâtiment de l’Ifsi, nous sommes co-maîtres d’ouvrage avec le Chal, ça permet de faire un tour de table financier intéressant où on mutualise un certain nombre de locaux et en mutualisant on arrive à chiffrer un coût à 12 millions d’euros avec pratiquement 5,9 millions pour l’Ifsi payés par le Chal et la Région et un peu le Département et un peu plus de 6 millions payés par Annemasse Agglo. C’est un partenariat qui comprend aussi Ambilly, qui donne le terrain ».

«15 à 20% des bacheliers partent à Genève»

Si le nombre d’étudiants à Annemasse va augmenter d’ici 2023, qu’est-ce qui est prévu pour ces futurs arrivants ?

« Aujourd’hui, on compte un peu plus de 400 étudiants dans les locaux d’Annemasse Agglo, si on y ajoute les formations actuelles de l’IFSI, les BTS, les bacs pro et l’enseignement privé post-bac, on est entre 1 200 et 1 300 étudiants sur place. C’est un petit campus, notre idée c’est d’augmenter de 10 % le nombre d’étudiants. En 2022, 2023 on devrait être à 2 000 étudiants. Il faudra donc des endroits où les loger, dans le même temps Annemasse agglo travaille sur du logement étudiant, sur les infrastructures de sport et de loisirs, la restauration, l’accueil. C’est aussi pour ça qu’il y a une passerelle prévue qui partirait de l’IFSI pour arriver jusqu’au square, cela permettra de les amener dans le cœur d’agglomération. Aussi, on sait très bien qu’aujourd’hui de nombreux étudiants vont à l’université de Genève ou dans les hautes écoles supérieures, y compris des Français qui ont du mal à se loger, à Annemasse c’est entre 15 % et 20 % des bacheliers qui vont ensuite à Genève. Donc, on est persuadé qu’avec l’arrivée du Léman express on aura aussi à répondre aux besoins de logements de ces étudiants mais on ne veut pas être le dortoir des étudiants de Genève c’est pourquoi Grand Forma met en lien l’université de Savoie Mont-Blanc et l’Université de Genève. Donc on est dans une offre globale de formation de l’enseignement supérieur qui se développe partout sur le territoire et cette capacité de se regrouper nous donne des perspectives plus importantes et plus de crédibilité ».