Si les frontaliers étaient des fourmis, il n’y aurait pas de bouchons!

Les bouchons à la frontière, c’est l’apanage des frontaliers chaque matin
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Les bouchons à la frontière, c’est l’apanage des frontaliers chaque matin !

Un article paru dans Le Figaro daté du 26 octobre a retenu notre attention. Et pour cause ! Intitulé « Pas d’embouteillages chez les fourmis », ce papier scientifique explique que nos amies les hyménoptères ont sur nous l’avantage de pouvoir circuler, même à forte densité (plusieurs centaines d’individus passant par minute à un point donné dans des sens opposés) sans que se créent des bouchons, en s’appuyant sur les recherches de chercheurs américains, australiens mais aussi de l’université de Toulouse.

Les fourmis allaient d’un nid à une source de nourriture en passant sur un pont

Publiés dans la revue eLife, leurs travaux consistaient notamment à étudier des fourmis d’Argentine européennes circulant sur un pont pour aller d’un nid à une source de nourriture. Les chercheurs écrivent, en substance, que « dans un embouteillage de voitures ou de piétons, le flux ralentit dès que le taux d’occupation par unité de surface (pourcentage de l’espace occupé par les individus) atteint 40 %. Chez les fourmis en revanche, le flux ne montre aucun ralentissement, même avec un taux d’occupation supérieur à 80 % ». De quoi faire rêver les frontaliers qui s’agglutinent à la frontière chaque matin !

Heureusement que les frontaliers au volant ne se comportent pas comme des fourmis !

Aussi, dès que la densité augmente sur une route, nous autres, simples automobilistes, ralentissons et créons des bouchons, quand les fourmis accélèrent jusqu’à un certain seuil pour maintenir la fluidité du trafic. « Il faut dire que leur carrosserie naturelle, un exosquelette rigide de corne, leur permet d’encaisser les collisions et de foncer sans état d’âme  », écrit Le Figaro. Au contraire de nos frontaliers en voiture bien évidemment et fort heureusement ! Moralité : si les frontaliers étaient des fourmis, il n’y aurait pas de bouchons ou beaucoup moins ! Et pour ceux qui ont du temps devant eux, une curiosité scientifique très aiguisée et une maîtrise bilingue de l’anglais, voici le lien vers l’article scientifique complet.